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On vous demande, sachez répondre - 04/05/16

Doi : 10.1016/j.actpha.2016.03.001 
Olivier Daron  : Docteur en pharmacie
 Centre commercial Corgnac, Place du Commerce, 87100 Limoges, France 

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Résumé

Cette rubrique, “questions de comptoir”, est conçue pour vous apporter des éléments de réponse éclairée face aux multiples questions que vous posent quotidiennement vos patients au comptoir de l’officine, dans le vaste domaine de la santé.

Auto-mesure de la pression artérielle

Mon médecin me demande de contrôler ma tension artérielle. Comment dois-je m’y prendre ?
La réponse du pharmacien
L’auto-mesure de la pression artérielle en dehors du cabinet médical est nécessaire pour confirmer le diagnostic d’hypertension artérielle (HTA), notamment parce qu’elle évite le stress lié à l’“effet blouse blanche”, et également pour attester ou non de l’efficacité de votre traitement antihypertenseur, d’autant que vous ne ressentez aucun symptôme.
Cependant, l’auto-mesure nécessite le respect de quelques règles strictes. Tout d’abord, l’appareil de prise de mesure doit répondre à un certain nombre de normes et faire partie de la liste des appareils recommandés répondant aux critères de qualité de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)1 . Il faut sans aucun doute privilégier un appareil de mesure type brassard huméral s’adaptant à la grosseur du bras.
Il est important de réaliser les mesures sur le même bras (bras de référence pour lequel les résultats sont les plus élevés), après s’être installé au calme dans une position confortable, après un repos de quelques minutes et en respectant la “règle des trois”. Cette règle est la suivante : mesures durant trois jours consécutifs en une série de trois mesures successives, sans bouger et sans parler, espacées de quelques minutes chacune, matin et soir, soit trois mesures le matin avant le petit déjeuner, trois mesures le soir au coucher, trois jours de suite. Enfin, il est utile de noter sur un carnet la totalité des résultats (éventuellement sur plusieurs séries de trois jours et surtout dans les trois jours qui précèdent une consultation) afin d’informer votre prescripteur qui, seul, pourra juger de la nécessité d’adapter ou non le traitement à partir des moyennes calculées.

Risque de photosensibilisation

Sur les notices de médicament, je vois souvent signalé “risque de photosensibilisation”. Que faut-il faire dans ce cas ?
La réponse du pharmacien
La photosensibilisation correspond au développement d’une réaction cutanée plus ou moins importante suite à une exposition solaire (ou sous une lampe à bronzer) alors que l’on est sous traitement médicamenteux. Il est question de phototoxicité lorsque le médicament dit “photosensibilisant” déclenche quelques heures seulement après une exposition solaire une réaction de type “coup de soleil”. Les lésions se situent au niveau des zones exposées et dépendent de l’intensité de l’exposition mais aussi de la quantité de médicament administré. Les réactions peuvent aller d’une simple démangeaison à des rougeurs ou des brûlures qui peuvent être graves. En conséquence, lorsque vous lisez sur la notice d’un médicament “risque de photosensibilisation”, il faut prendre certaines mesures préventives. Aujourd’hui, les médicaments sensibilisants sont, pour la plupart, signalés par un pictogramme sur la boîte. Si le traitement médicamenteux ne peut pas être arrêté, ce qui est généralement le cas, il faut se protéger du soleil en portant des vêtements appropriés, des lunettes de soleil et un chapeau. La prévention passe aussi par l’utilisation d’une crème solaire à fort indice de protection (“écran total”).
Attention, ces précautions ne concernent pas seulement les vacanciers qui s’exposent au soleil, mais toute personne qui est en contact avec les rayons du soleil dans la vie de tous les jours : en se rendant au travail, en faisant les courses…

Varicelle et grossesse

Je suis enceinte et mon enfant a la varicelle en ce moment. Est-ce que je cours des risques particuliers ?
La réponse du pharmacien
La varicelle est une maladie infectieuse virale extrêmement contagieuse qui atteint le plus souvent le petit enfant mais qui peut aussi toucher un adulte dès lors qu’il ne l’a pas contractée dans son enfance. La transmission du virus se fait par voie respiratoire ou par contact direct avec les lésions cutanées. Une personne est contagieuse 24 à 48 heures avant l’apparition des rougeurs et jusqu’à ce que les vésicules soient sèches. La contamination est suivie d’une période d’incubation asymptomatique de 10 à 21 jours. Les symptômes sont de la fièvre, des rougeurs de la peau, puis des vésicules avec de fortes démangeaisons cutanées. La guérison survient en une dizaine de jours. Les complications possibles sont un impétigo, une pneumopathie ou un syndrome de Reye lié à la prise d’aspirine, formellement contre-indiquée. Il est conseillé de prévenir les surinfections de la peau en observant des règles d’hygiène appropriées et de prendre du paracétamol en cas de fièvre (jamais d’anti-inflammatoires non stéroïdiens). Un antihistaminique peut être prescrit pour limiter les démangeaisons. Les enfants de moins de six mois, les personnes présentant un déficit immunitaire, les adultes et les femmes enceintes non immunisés sont particulièrement à risque. Durant la grossesse, la varicelle, bien que rare, peut entraîner des complications graves. Si elle est contractée pendant la première moitié de la grossesse, le fœtus peut présenter des malformations multiples. Si elle est contractée quelques jours avant l’accouchement, l’enfant présente une varicelle néonatale. La mère peut, quant à elle, développer une pneumopathie. Une prise de sang permettra de détecter votre statut immunitaire face à la varicelle. Si vous avez été vaccinée ou si vous avez contracté la maladie durant l’enfance, vous ne courez aucun risque. Si vous n’avez jamais eu la varicelle, il faut éviter tout contact avec votre enfant et consulter votre médecin qui procédera à l’injection d’anticorps spécifiques destinés à bloquer le virus ou vous prescrira un traitement antiviral approprié, avant de mettre en place une surveillance stricte.

Compenser les pertes hydriques

Il est souvent recommandé de boire beaucoup d’eau. Qu’en est-il exactement ?
La réponse du pharmacien
L’eau est indispensable. En effet, notre organisme en est composé à 60-70 % et elle participe à tous les processus biologiques de la vie. Alors, combien faut-il en boire par jour ? En règle générale et dans un pays à climat tempéré comme le nôtre, 1,5 à 2 litres constituent la bonne quantité1 . Si vous consommez peu de fruits, soyez plus près des 2 litres. Si vous êtes sportif, lors d’un entraînement intensif qui provoque une sudation, buvez un litre supplémentaire par heure d’exercice. Faites de même l’été, où les pertes hydriques sont plus importantes. L’eau peut être apportée à l’organisme sous forme d’eau minérale bien évidemment, mais aussi de potage, d’infusion, de thé, de boisson chaude, de jus de fruits…
Si vous suivez un traitement, il est indispensable de boire suffisamment pour éliminer correctement le médicament de votre organisme et préserver la fonction rénale. N’attendez pas d’avoir soif pour boire, mais prenez l’habitude de le faire régulièrement tout au long de la journée, y compris durant les repas. Ceci est particulièrement important pour le sujet âgé. Si vous souffrez d’hypertension ou de maladie cardiaque, il faut éviter les eaux minérales riches en sodium et privilégier une eau peu minéralisée. La teneur en sodium des eaux minérales est obligatoirement précisée sur l’étiquette de la bouteille. L’eau dite “de source” est intéressante, voire l’eau du robinet si elle est traitée par un filtre au charbon. Quant à l’eau gazeuse, sa consommation excessive peut causer ballonnements et flatulences.

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Vol 55 - N° 556

P. 12-13 - mai 2016 Retour au numéro
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