Évaluation du risque CMR dans 16 entreprises d’usinage - 02/06/16
Résumé |
Ce travail a eu pour but d’évaluer le risque chimique dans 16 entreprises d’usinage d’Île-de-France, dont 10 effectuent du soudage.
Ce projet lié aux contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens dédié aux CMR, vise le repérage des agents suivants : formaldéhyde, solvants chlorés, huiles usagées et fumées de soudage.
Matériel et méthode |
Une fiche de recueil de données précisant les agents CMR et les expositions a été élaborée. Les certificats matière des métaux et les fiches de données de sécurité ont été analysés.
Une quantification des expositions par prélèvements atmosphériques de poussières de métaux et de fluides de coupe a été effectuée. Les pompes étaient portées par les salariés ou placées à proximité des machines.
Résultats |
Le formaldéhyde n’est pas retrouvé.
Dans les solvants, le perchloréthylène est retrouvé 3 fois, le toluène et le n-hexane 1 fois.
L’usinage est fait principalement à l’aide de fluides aqueux (14/16), dans lesquels on retrouve de l’acide borique (5/16) et du N-nitrosodiéthanolamine (2/16). Les huiles de coupe sont utilisées 2 fois sur 16.
Pour ces 16 entreprises, les concentrations en poussières de métaux sont inférieures au 1/10 de la VME, en air ambiant comme pour les salariés. Pour les 10 entreprises effectuant du soudage, si les taux de poussières en air ambiant sont inférieurs au 1/10 de la VME, ceux mesurés sur les soudeurs sont supérieurs à 30 % de la VME dans 4 cas sur 10.
Quatre métaux sont retrouvés : chrome total (16/16), nickel (13/16), cobalt (3/16), cadmium (2/16). Les concentrations sont inférieures à 0,5 % des VME quel que soit le métal et l’activité.
Les concentrations atmosphériques de fluides de coupe et d’huile sont toutes inférieures aux valeurs recommandées (<0,5mg/m3), avec une médiane de 0,25mg/m3.
Discussion |
Les prélèvements atmosphériques ont montré des valeurs acceptables pour les fluides de coupe, avec des concentrations faibles en substances CMR.
Si les concentrations en poussières de métaux sont trop élevées pour 4 soudeurs sur 10, la teneur en métaux des poussières est très faible. Toutefois, la composition des fumées dépend de l’activité et des métaux usinés le jour du prélèvement, de l’utilisation ou non des aspirations.
Conclusions |
Dans cette étude, le risque CMR apparaît principalement lié aux poussières des fumées de soudage. Si la concentration en métaux CMR est minime, une biométrologie urinaire des salariés exposés serait souhaitable pour préciser ces expositions.
Des améliorations des postes de travail sont à faire, car même si captages localisés et appareils de protection respiratoire sont présents une fois sur deux, ils sont trop peu utilisés.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : CMR, Usinage, Fumées de soudage, Fluides de coupe, Poussières de métaux
Plan
Vol 77 - N° 3
P. 500 - juin 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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