Stimulation électrique du globus pallidum interne dans la maladie de Parkinson sous anesthésie générale et sans repérage éléctrophysiologie - 02/03/08
M. Charif [1],
N. Pageot [1],
L. Cif [2],
H. El Fertit [2],
S. Gil-Robles [2],
J. Touchon [1],
P. Coubes [2]
Voir les affiliationsIntroduction. La stimulation à haute fréquence du noyau sous-thalamique ou du globus pallidum interne (GPI) peut être proposée à certains patients parkinsoniens au stade des fluctuations motrices et des dyskinésies.
Objectifs. Évaluer sur une population de parkinsoniens à un stade avancé de leur maladie, l’efficacité, la tolérance et la morbidité de notre technique d’implantation des électrodes de stimulation dans le GPI sous anesthésie générale.
Méthodes. 18 patients parkinsoniens, avec fluctuations motrices importantes, bénéficièrent de la mise en place d’une stimulation bipallidale sous anesthésie générale. Le repérage de la cible fut réalisé sur les seules données de l’IRM préopératoire, sans ventriculographie ni repérage électrophysiologique ou évaluation clinique peropératoire. Une IRM en postopératoire immédiat fut réalisée à tous les patients. Une évaluation fut réalisée selon le protocole CAPSIT en préopératoire, puis de façon semestrielle pendant 2 ans.
Résultats. Nous présentons les résultats à 2 ans des 9 premiers patients. Aucun effet indésirable grave ne fut constaté. La stimulation seule du GPI améliora le sous score moteur de l’UPDRS III de 38 % par rapport au score en OFF préopératoire. Les complications motrices (UPDRS IV) furent améliorées de 75 % avec un sous score des dyskinésies amélioré de 80 %. Une patiente présenta à 6 mois un épisode dépressif. Aucune altération du fonctionnement cognitif global ne fut constatée. Aucune baisse du traitement ne fut possible.
Discussion. Les résultats rapportés sont globalement comparables à ceux publiés dans la littérature sous anesthésie locale avec repérage électrophysiologique peropératoire.
Conclusion. L’implantation du GPI sous anesthésie générale sur les seules données de l’IRM préopératoire est fiable, efficace, avec une morbidité très faible et un meilleur confort pour le patient et le neurochirurgien.
Plan
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Vol 163 - N° SUP4
P. 160-161 - avril 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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