Détermination du statut microsatellitaire dans une série monocentrique rétrospective de cancers de l’endomètre chez des femmes âgées de moins de 60 ans - 11/08/16
, J. Raffoul 1, L. Bermont 2, S.R. Sun 1, C. Lassabe 1, C. Monnin 1| pages | 2 |
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Résumé |
Introduction |
Le cancer de l’endomètre appartient au spectre étroit des tumeurs survenant dans le cadre du syndrome de Lynch.
Objectifs |
Déterminer le statut microsatellitaire dans une série de carcinomes endométriaux chez des femmes âgées de moins de 60ans.
Méthodes |
L’ensemble des cas de carcinomes endométriaux des patientes de moins de 60ans reçus au laboratoire entre le 01/01/2010 et le 31/12/2014 ont été relus et un bloc représentatif de la tumeur a été sélectionné pour étude immunohistochimique de l’expression des protéines MLH1/PMS2, MSH2/MSH6. Une confirmation moléculaire du phénotype instable (dMMR) a été réalisée dès qu’une perte d’expression de l’un de ces marqueurs a été objectivée.
Résultats |
Au total, 37 tumeurs issues de 37 patientes âgées en moyenne de 54,3ans (31–60ans) ont été incluses. Il s’agissait dans 34 cas d’adénocarcinomes endométrioïdes, les cas restants étaient un adénocarcinome adéno-squameux, un carcinome mucineux et un carcinome mixte à cellules transitionnelles et endométrioïdes. Ils étaient de grade I dans 17 cas, de grade II dans 13 cas et de grade III dans 6 cas (le cas manquant n’a pu être gradé car il provenait d’un matériel de curetage). Un immunophénotype instable a été identifié dans 39,7 % des cas (11/37). La perte d’expression intéressait le couple MLH1/PMS2 dans 5 cas, le couple MSH2/MSH6 dans 4 cas, une perte isolée de PMS2 et MSH6 a été observée dans 1 cas. Dans les cas MSH2–/MSH6–, on a observé une perte de l’expression de BerEP4 dans un cas (25 %). Le phénotype pMMR a été confirmé dans tous les cas par l’étude moléculaire. Aucune patient n’avait d’antécédent de tumeur digestive, 3 d’entre elles (toutes dMMR) en ont présenté secondairement une (un adénome tubuleux colique, un adénocarcinome watérien et un adénocarcinome duodénal). Nous n’avons pas observé d’association statistiquement significative entre l’immunophénotype et les données clinico-pathologiques (grade, stade pTNM, survenue d’un autre cancer, survie globale).
Discussion |
La fréquence de l’instabilité microsatellitaire dans notre série est comparable à celle observée dans la littérature. Il existait une parfaite corrélation entre l’immunohistochimie et la biologie moléculaire. L’immunohistochimie apparaît donc comme une excellente technique de screening du phénotype dMMR avant confirmation moléculaire. La perte d’expression de BerEP4, corrélée à une mutation du gène EPCAM, observée dans 20 % des tumeurs coliques avec perte de MSH2, était également présente dans un quart des cas de notre série. Le phénotype instable n’était pas corrélé au pronostic des tumeurs comme observé dans la littérature.
Conclusion |
L’inactivation de la voie MMR est fréquemment observée dans les carcinomes endométriaux. Les femmes atteintes du syndrome de Lynch entrent fréquemment dans la maladie par un carcinome endométrial, ceci justifiant de réaliser le dépistage immunohistochimique de l’instabilité microsatellitaire chez les patientes de moins de 60ans.
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Vol 36 - N° 4
P. 298-299 - août 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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