Utilisation rationnelle de la distraction osseuse en chirurgie craniofaciale - 15/10/16
, M. Vinchon b, c, V. Martinot-Duquennoy a, b| pages | 6 |
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Résumé |
La distraction, initialement développée par Ilizarov aux membres, est l’allongement tissulaire provoqué par l’écartement progressif des pièces osseuses préalablement ostéotomisées. La distraction est ostéogénique et histogénique. Il y a 25ans, sous l’impulsion de McCarthy cette technique a été utilisée pour traiter les malformations craniofaciales aux différents étages de la face : mandibulaire, médiofacial et crânien. Les protocoles les plus répandus respectent une période de latence de 0 à 7jours, un rythme de distraction de 1 à 2mm par jour en 2 à 4 fois et une période de consolidation de 4 à 8 semaines. Les distracteurs sont le fruit de l’inventivité des pionniers puis du travail toujours à l’œuvre d’adaptation aux multiples situations cliniques complexes. Le chirurgien doit faire le choix d’un matériel interne ou externe, permettant un allongement mono- ou multi-vectoriel, à ancrage osseux et/ou dentaire. La distraction mandibulaire est très efficace pour le traitement des syndromes obstructifs secondaires aux hypomandibulies sévères unilatérales ou bilatérales. Elle permet également la désobstruction des voies aériennes supérieures dans le cadre des hypoplasies médiofaciales ainsi que le traitement secondaire des défauts de croissance séquellaires des fentes labio-maxillo-palatines. Enfin, la distraction a fiabilisé les avancées fronto-faciales dans le cadre du traitement précoce et secondaire des craniofaciosténoses. Il s’agit d’un véritable accompagnement de la croissance faciale qui doit être incluse dans un plan de traitement global.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Distraction osteogenesis, initially developed by Ilizarov for limb, is the tissular extension caused by the progressive space of the osseous pieces following an osteotomy. Distraction is osteogenesic and histogenic. Twenty-five years ago, at the instigation of McCarthy, this technique was used to handle the craniofacial malformations in the various floors of the face : mandibular, mediofacial and cranial. The most wide-spread protocols respect a latency period from 0 to 7 days, a rhythm of distraction from 1 to 2mm a day in 2 at 4 times and a period of consolidation from 4 to 8 weeks. Distraction is the result of the inventiveness of the pioneers then the work to always adapt to the multiple complex clinical situations. The surgeon has to choose between internal or external materials allowing a mono- or multi-vectorial extension, in osseous and/or dental anchoring. The mandibular distraction is very effective for the treatment of the secondary obstructive syndromes in the unilateral or bilateral severe hypomandibular malformations. She also allows desobstruction of the superior airways within the framework of the mediofacial hypoplasies as well as the secondary treatment of the growth defects in cleft lips and palates. Finally, the distraction osteogenesis enhanced reliability of the fronto-facial advancement in early and secondary treatment of craniofaciosynostosis. This is a real support of the facial growth, which has to be included in a plan of global treatment.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Distraction osseuse, Mandibule, Maxillaire supérieur, Crânien, Chirurgie craniofaciale, Squelette cranio-maxillo-facial
Keywords : Distraction osteogenesis, Mandible, Maxilla, Cranial, Craniofacial surgery, Craniomaxillofacial skeleton
Plan
Vol 61 - N° 5
P. 764-769 - octobre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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