Peut-on augmenter les chances de cicatrisation des réparations de coiffe massive en utilisant des montages biomécaniquement plus compétents ? - 09/11/16
, Paul Brossard, Hubert Lenoir, Elias Fotiadis, Philippe Delsol, Johannes BarthRésumé |
Introduction |
L’incidence des échecs de cicatrisation après réparation de ruptures étendues de coiffe reste un écueil. Notre hypothèse est qu’un montage biomécaniquement plus compétent peut conduire à un meilleur taux de cicatrisation tendineuse.
Matériel et méthode |
Il s’agit d’une étude rétrospective cas–témoin portant sur des patients présentant une rupture postero-supérieure étendue de coiffe (Cofield IV) et rétractée (Patte II-III), réparée sous contrôle arthroscopique. Les critères d’exclusion étaient un stade Hamada>2 et une infiltration graisseuse du muscle Goutallier>3. Groupe I (cas) : patients opérés entre 2014 à 2015 par la technique de type Speed Bridge (Arthrex)+renfort de coiffe (Biofiber, Tornier). Groupe II (témoins) : patients opérés entre 2007 et 2011 par une technique double rang indépendant sans renfort de coiffe. Au total, 19 patients étaient inclus dans le groupe I avec un âge moyen de 57±7 ans et score ASES moyen de 48 ; SSV 43 % ; SST 4. Vingt-huit patients étaient inclus dans le groupe II avec un âge moyen de 62±8 ans et score ASES moyen de 47 ; SSV 40 % ; SST 4. La cicatrisation tendineuse était contrôlée sous échographie. Les stade IV et V de Sugaya étaient considérés comme des échecs anatomiques.
Résultats |
La comparaison des groupes n’a pas mis en évidence de différence significative entre le type de lésion, l’infiltration graisseuse, l’ancienneté des ruptures, l’âge et les résultats cliniques (p>0,05). Dans le groupe I, au recul minimum de 6 mois, on observait en postopératoire une amélioration significative de l’ensemble des scores avec : ASES 83 ; SSV 87 % et SST 9 (p>0,001). Le suivi échographique montrait 5 échecs de cicatrisation (26 %). Dans le groupe II, au recul minimum de 2 ans, on observait en postopératoire une amélioration significative de l’ensemble des scores avec : ASES 84 ; SSV 82 % ; SST 9 (p>0,001). Sur le plan échographique, le taux d’échec de cicatrisation était de 40 % et était significativement supérieur au groupe I (p=0,047). Malgré un meilleur taux de cicatrisation, aucune différence n’a été constatée en ce qui concerne les résultats cliniques entre les deux populations étudiées (p=0,25).
Discussion–conclusion |
Nos résultats préliminaires montrent qu’un montage Speed Bridge en association à un renfort de coiffe semble être une solution chirurgicale prometteuse pour réduire le taux d’échec dans les réparations de lésions étendues et rétractées de la coiffe postéro-supérieure. Il faudra, néanmoins, confirmer cela au plus long recul.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 102 - N° 8S
P. S294 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
