Existe-t-il un lien entre le temps de dormance de la maladie micrométastatique et la survie du mélanome à un stade avancé ? - 23/11/16
et
MelBase
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Résumé |
Introduction |
Immunothérapies (I) et thérapies ciblées (TC) ont bouleversé le pronostic du mélanome métastatique et s’évaluent actuellement en adjuvant (prise en charge de la maladie micrométastatique). Ceci repose sur le concept très débattu que les cellules dormantes des micrométastases aient un « statut biologique » (prolifération/immunogénocité du microenvironnement) comparable à la macrométastase. Ainsi, un lien fort devrait exister entre le délai exérèse du primitif-récidive à distance et la survie, ce que suggèrent 2 études (Karakousis ; Balch, 1983). Nous avons souhaité explorer cette hypothèse dans le cadre de la cohorte MelBase.
Matériel et méthodes |
MelBase est une base nationale clinicobiologique prospective (n=914). Les données de 206 patients traités en 1e ligne par I (gA) ou TC (gB) ont été extraites (31/12/2015). L’analyse porte sur la survie sans progression (PFS) en fonction du délai de rechute en variable continue (VC) ou dichotomisées en 2 classes (inférieur/supérieur ou égal à 24mois). Sont exclus les patients de primitif inconnu, d’emblée métastatique. L’association entre le délai de rechute et la PFS a été analysée par des modèles de Cox et les résultats exprimés en termes de rapport des risques instantanés (HR).
Résultats |
Dans gA : pour le délai (VC, en années) : HR 0,996 (IC95 % 0,943–1,051) ; pour un délai supérieur ou égal à 24mois : HR 0,97 (IC95 % 0,66–1,43). Dans gB : pour le délai (VC, en années) : HR 0,996 (IC95 % 0,953–1,042) ; pour un délai supérieur ou égal à 24 mois : HR 1,28 (IC95 % 0,71–2,28).
Discussion |
Ces premiers résultats ne montrent pas d’association entre les délais exérèse : 1e rechute à distance (divisé en 2 classes inférieur/supérieur ou égal à 24 mois) et la PFS au j1 de traitement pour les patients traités par I ou TC en 1e ligne. Le même résultat est retrouvé en prenant le délai entre exérèse-rechute à distance (données non montrées). Nous souhaitons confirmer ces données par une analyse poolée mais stratifiée sur le type de stratégie thérapeutique et la valeur de l’indice de Breslow.
Conclusion |
Nos données ne montrent pas de lien entre le temps de « dormance » de la maladie micrométastatique et la cinétique évolutive métastatique. Il est possible que notre étude manque de puissance. Néanmoins, nos résultats confortent des données récentes (cancer du sein), suggérant que la progression de l’état de dormance à la maladie métastatique évolutive n’est pas linéaire mais dépend d’évènements génétiques ou immunologiques secondaires modifiant l’état de quiescence cellulaire et/ou l’équilibre croissance/apoptose (Willis, 2013). De telles approches sont importantes pour la réflexion sur les futurs traitements adjuvants.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Maladie micrométastatique, Survie sans progression, Mélanome
Plan
| ☆ | Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2016.10.003. |
Vol 143 - N° 12S
P. S175-S176 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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