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Érythème annulaire à éosinophiles traité par dapsone : à propos de 2 cas et revue de la littérature - 23/11/16

Doi : 10.1016/j.annder.2016.09.340 
J. Delaunay , A. Villani, J. Martinelli, E. Ducroux, M. Faure, J. Kanitakis, D. Jullien
 Dermatologie, CHU Edouard-Herriot, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’érythème annulaire à éosinophiles (EAE) est une dermatose figurée rare de description récente et dont le lien avec le syndrome de Wells reste encore débattu. Nous présentons ici 2 nouvelles observations traitées par dapsone.

Observations Un homme de 82ans présentait une éruption annulaire prurigineuse évoluant depuis 1mois. L’anamnèse ne trouvait aucune prise médicamenteuse ni contexte infectieux. À l’examen, on constatait des plaques érythémato-annulaires du tronc, des membres et du visage. La numération-formule sanguine (NFS) était normale. L’histologie cutanée montrait un infiltrat dermique riche en polynucléaires éosinophiles (PNE) avec images en flammèches. L’immunofluorescence directe (IFD) était négative. Après une corticothérapie locale partiellement efficace, le patient était traité par dapsone avec disparition complète des lésions en 4semaines et sans récidive à ce jour. Une femme de 83ans présentait depuis 6mois une éruption prurigineuse du tronc à type de placard érythémateux annulaire sans prise médicamenteuse. La NFS montrait une hyperéosinophilie à 800/mm3. L’examen histologique de la biopsie cutanée mettait en évidence un infiltrat dermique superficiel riche en PNE avec ébauche de flammèches, l’IFD était négative. Après échec d’un traitement par antihistaminiques et corticothérapie systémique, la patiente était traitée par dapsone.

Discussion

L’érythème annulaire à éosinophiles a été décrit pour la première fois en 2000 par Kahofer et al. Sa classification en tant que nouvelle entité clinique, variante de syndrome de Wells ou de l’érythème annulaire centrifuge reste débattue. À ce jour, 18 cas d’EAE ont été rapportés : la présentation clinique était identique à nos 2 observations avec des lésions annulaires, figurées, prédominantes au tronc sans évolution morphéiforme comme constaté dans le syndrome de Wells. L’âge moyen du début de la maladie était de 44ans avec une légère prédominance féminine. Une hyperéosinophilie sanguine était présente chez 6 cas. L’aspect histologique est similaire au syndrome de Wells (d’autant plus que la biopsie est réalisée tardivement), avec un infiltrat dermique riche en PNE présentant parfois des images en flammèches (10/18 cas). Sur le plan thérapeutique, les antipaludéens de synthèse parfois combinés à une corticothérapie systémique étaient le traitement de 1re intention dans 16 observations avec une efficacité inconstante. Un traitement par antihistaminique associé à de la dapsone à faible dose a été rapporté dans 2 observations, permettant une résolution complète des symptômes.

Conclusion

Nous rapportons ici 2 nouvelles observations d’EAE traités par dapsone après échec des dermocorticoïdes. Ce traitement pourrait donc constituer une nouvelle alternative thérapeutique intéressante dans cette entité rare.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Dapsone, Érythème annulaire centrifuge, Syndrome de Wells


Plan


 Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2016.10.004.


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Vol 143 - N° 12S

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