Implication du collagène V, in vivo, dans la cicatrisation de la peau - 23/11/16
| pages | 2 |
| Iconographies | 0 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Introduction |
La forme classique du syndrome d’Ehlers-Danlos (EDSc) est une maladie autosomique dominante liée à des mutations sur les gènes du collagène V, COL5A1 et COL5A2, qui affecte principalement les articulations et la peau avec notamment des problèmes de cicatrisation, qui bien que très handicapante et douloureuse pour les patients, reste encore peu documentée. Sous sa forme hétérotrimérique a1(V)2a2(V), le collagène V est impliqué dans la fibrillogenèse. Sous sa forme homotrimérique a1(V)3, nous avons montré au laboratoire qu’il joue le rôle de protéine de connexion permettant la cohésion entre le derme et l’épiderme. Nous avons mis en évidence que les fibroblastes des patients atteints d’EDSc présentent des défauts de migration après « blessure » in vitro et que ces défauts peuvent être restaurés par addition de collagène V. Ces résultats nous ont amené à étudier la cicatrisation in vivo en utilisant des souris sauvages mais aussi sur les souris K14-COL5A1 générées au laboratoire et qui surexpriment la chaîne a1(V) dans l’épiderme.
Matériel et méthodes |
Les souris sauvages et transgéniques (n=8) ont été anesthésiées, la peau a été désinfectée à l’alcool et une blessure excisionnelle a été réalisée à l’aide d’un punch de 6mm de diamètre. Cette blessure a été protégée durant toute la cicatrisation par l’application d’un pansement Tegaderm*. La cinétique de fermeture de la blessure a été réalisée grâce à une analyse par ImageJ en photographiant la zone excisée tous les 2jours. Puis, les souris ont été euthanasiées à 4, 6, 8 et 12 semaines post-blessure afin de prélever la peau pour des analyses histologiques.
Résultats |
Nous avons mesuré le temps nécessaire pour que 50 % de la blessure soit refermée et nous avons pu montrer que ce temps est d’environ 9jours pour les souris sauvages et 7jours pour les souris transgéniques. Les analyses histologiques montrent que le derme est correctement réorganisé à partir de 8 semaines post-blessure mais que, cependant, aucune repousse de poil n’est constatée au site précis de la blessure.
Discussion |
Nous avons pu mettre en évidence une amélioration de la cicatrisation in vivo lorsque le collagène V est surexprimé dans le derme. Il serait à présent très intéressant de voir si cette cicatrisation est également modifiée dans des souris pN, qui ont une délétion de l’exon 6 du gène col5a2 et qui présentent un phénotype proche des patients atteints d’EDSc. Enfin, il s’avèrerait important de tester si l’application de collagène V en pansement directement sur la blessure des souris pourrait améliorer la cicatrisation comme nous l’avions montré sur les fibroblastes de peau en culture.
Conclusion |
Une application importante de nos résultats à plus long terme serait d’appliquer un pansement imprégné de collagène V, ou du collagène V directement sur la blessure, pour améliorer la cicatrisation chez les patients EDSc.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cicatrisation, Collagène V, Syndrome d’Ehlers-Danlos classique
Plan
Vol 143 - N° 12S
P. S430-S431 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?
