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Lichen plan buccal - 22/12/16

[28-250-C-10]  - Doi : 10.1016/S0000-0000(08)53240-2 
S. Chbicheb a,  : Professeur assistant en odontologie chirurgicale, W. El Wady b : Professeur de l'enseignement supérieur, chef de service d'odontologie chirurgicale
a Faculté de médecine dentaire, B.P 6212, Rabat-Instituts, Maroc 
b Service d'odontologie chirurgicale, C.C.T.D - C.H Ibn Sina, Rabat, Maroc 

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Résumé

Le lichen plan est une dermatose inflammatoire chronique généralement bénigne, caractérisée par un trouble de kératinisation, et dont les aspects cliniques sont polymorphes. Il peut atteindre la peau, les phanères (poils, cheveux, ongles), les muqueuses malpighiennes (muqueuse buccale surtout, mais aussi muqueuse génitale, anale, conjonctivale) et plus rarement d'autres muqueuses comme celles de l'estomac. Cette affection se rencontre plus fréquemment chez la femme que chez l'homme, à un âge moyen de la vie entre 30 et 60 ans. La physiopathologie du lichen n'est pas encore élucidée. On retient actuellement comme hypothèse une prédisposition génétique probable, un phénomène immunitaire avec réaction de lymphocytoxicité dirigée contre la membrane basale. Plusieurs associations caractéristiques ont été décrites : le syndrome lichen-hépatite où le lichen plan muqueux inaugure une hépatite chronique active ou une cirrhose biliaire primitive, le déclenchement par le rôle d'un stress intense ou d'un terrain anxiodépressif, un diabète, une hypertension artérielle et des coliques néphrétiques avec des chiffres variables selon les séries. Le lichen plan buccal peut toucher toutes les régions de la muqueuse buccale, y compris la demi-muqueuse labiale. Les formes localisées sont plus fréquentes que les formes diffuses, et la région jugale postéro-inférieure représente le siège électif, avec souvent une atteinte bilatérale et grossièrement symétrique. Par ordre décroissant de fréquence, les localisations sont les suivantes : muqueuse jugale postéro-inférieure, dos de la langue, fibromuqueuse gingivale, fibromuqueuse palatine, face ventrale de la langue, muqueuse ou demi-muqueuse labiale et plancher buccal. L'activité du lichen plan buccal peut être jugée sur des signes fonctionnels (picotement, brûlures, gêne), sur l'aspect clinique des lésions (réticulé, érosif, atrophique), et sur les aspects histologiques et biochimiques. La découverte d'un lichen plan buccal confirmé histologiquement doit faire rechercher une étiologie médicamenteuse, mais l'arrêt du traitement inducteur n'entraîne pas toujours une évolution favorable. Elle doit également faire réaliser une sérologie pour l'hépatite C, même dans les pays où cette relation n'apparaît pas évidente car elle permet parfois de découvrir une hépatite C latente. Avant de procéder au traitement, il faut éliminer ou diminuer les facteurs locaux favorisants : la mauvaise hygiène buccodentaire, les prothèses dentaires mal adaptées et les traumatismes de la muqueuse buccale liés au bruxisme, à un tic de succion-aspiration ou à une morsure linguale qui, en irritant la muqueuse, favorisent le développement de lésions ou d'une poussée d'activité (phénomène isomorphe de Koebner). Une prise en charge odontologique permet de suivre l'évolution du lichen, de dépister les éventuelles transformations malignes.

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Mots clés : Muqueuse buccale, Lichen plan buccal, Lichen plan cutané, Kératose, Lésions lichénoïdes, Réaction du greffon contre l'hôte, Transformation maligne

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