Immunothérapie en uropathologie - 20/02/17
, Hélène Roussel a, b, c, Clémence Granier c, Eric Tartour b, c, d, Yves Allory e, f| pages | 11 |
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Résumé |
Les algorithmes des traitements des cancers sont en pleine évolution grâce aux résultats obtenus avec l’immunothérapie. Des approches thérapeutiques visant à stimuler le système immunitaire ont déjà été utilisées en oncologie urologique comme la BCG-thérapie dans le traitement des tumeurs de vessie n’envahissant pas le muscle ou l’administration de cytokines dans les cancers du rein, confortant l’immunogénicité de ces tumeurs. L’objectif des immunothérapies n’est plus uniquement d’activer le système immunitaire contre les cellules tumorales, mais de tenir compte du microenvironnement suppresseur induit par la tumeur, en particulier en levant l’anergie des lymphocytes T et en ciblant les molécules de co-stimulation inhibitrices. Parmi les cancers génito-urinaires, les essais cliniques de deuxième ligne ont clairement montré que les cancers du rein et les cancers de vessie étaient sensibles à l’inhibition de l’axe PD-1 et PD-L1 et ont permis d’obtenir déjà des approbations de la FDA pour certaines molécules. De nombreux autres essais sont en cours notamment en première ligne dans les cancers du rein et de la vessie. Le cancer du testicule réfractaire pourrait également bénéficier de ces traitements. D’autres approches utilisant la vaccinothérapie notamment dans le cancer de prostate résistant à la castration sont également intéressantes. Nous verrons, dans ce chapitre dédié aux tumeurs urologiques, le bénéfice de l’immunothérapie en la resituant dans le contexte génétique et/ou immunologique de chaque organe. Nous présenterons également brièvement les grandes lignes thérapeutiques ainsi que la place des biomarqueurs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The algorithms for treatment of metastatic cancers are evolving due to positive results obtained with immunotherapy. Therapeutics approaches to stimulate the immune system have already been used in the treatment of kidney and bladder cancer, such as the administration of cytokines and BCG therapy, confirming the immunogenicity of these tumors. The aim of immunotherapies is not only to activate the immune system against tumor cells, but also to take into account the tumor-induced suppressive microenvironment, in particular by removing the anergy of T-cell lymphocytes, and by targeting the co-stimulation inhibitors molecules. Among the genito-urinary cancers, second-line clinical trials have clearly shown that kidney and bladder cancers are sensitive to the inhibition of PD-1/PD-L1 axis and have already achieved FDA approvals for some molecules. Numerous other clinical trials are underway, particularly in first-line treatment in bladder and renal cancers. Refractory testicular cancer could also benefit from these treatments. Other approaches using vaccine therapy especially in castration-resistant prostate cancer are also of interest. We will see, in this chapter dedicated to the urogenital cancers, the benefit of the immunotherapy by resituating it in the genetic and immunological context of each organ. We will also present briefly the therapeutic outlines and the place of biomarkers.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : PD-L1, Immunothérapie, Cancer du rein, Cancer de vessie, Cancer de prostate, Cancer du testicule
Keywords : PD-L1, Immunotherapy, Renal carcinoma, Bladder cancer, Prostate cancer, Testis cancer
Plan
Vol 37 - N° 1
P. 90-100 - février 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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