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Les liens ténus et complexes entre mémoire et émotions - 27/02/17

Doi : 10.1016/j.inan.2016.12.006 
F. Eustache a, , B. Guillery-Girard a, J. Dayan a, b
a EPHE, Inserm, U1077, neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine, Normandie université, Unicaen, PSL Research University, CHU de Caen, 14000 Caen, France 
b Pôle hospitalo-universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, CHGR Rennes-I, 35703 Rennes, France 

Auteur correspondant. Unité Inserm, EPHE, UniCaen, U1077 pôle des formations et de recherche en santé (PFRS), neuropsychologie et neuroimagerie de la mémoire humaine, université de Caen, Normandie, 2, rue des Rochambelles, CS 14032, 14032 Caen cedex, France.

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Résumé

Pendant longtemps, les études cognitives ont négligé les liens entre mémoire et émotions, voire même totalement écarté de leurs champs de recherche. Aujourd’hui, l’étude des émotions, au travers de leur expression physiologique, comportementale jusqu’à leur expérience subjective, est en pleine expansion. De par leur nature, les émotions nécessitent d’être abordées de façon transdisciplinaire et la psychanalyse y tient une place importante. Dans cet article, nous développons cette vision croisée des liens entre émotions et mémoire, entre neurosciences et psychanalyse. Une première partie est consacrée aux cadres théoriques de l’étude des émotions, leur évolution, avec un intérêt tout particulier pour leurs effets sur la mémoire, de l’encodage à la restitution, et au-delà, leurs répercussions sur la construction de notre identité par le biais de la mémoire autobiographique. La deuxième partie porte sur un type particulier de mémoire émotionnelle, les « mémoires traumatiques », qui peuvent conduire à un trouble de stress post-traumatique (TSPT). Le TSPT a une histoire longue et composite, héritée de la chirurgie de guerre, de la physiologie et de la psychanalyse. Il est retrouvé sous le terme de « névrose traumatique » en 1889 chez Oppenheim et, à la même époque, Charcot remarque des symptômes similaires chez ses patientes et décrira, ainsi que Freud et Janet, la « névrose hystérique ». Ce concept a été précisé après les deux grands conflits mondiaux du 20e siècle jusqu’à aujourd’hui. Des approches modernes associant psychopathologie, neuropsychologie et neuro-imagerie ont totalement renouvelé la compréhension de ce syndrome, en y plaçant à son centre des modifications de la mémoire. Aussi, tout au long de cet article transparaît l’importance de l’approche transdisciplinaire pour comprendre ces mécanismes. Celle-ci s’étendant de plus en plus aux sciences humaines et sociales dans une réflexion sur les liens entre mémoire individuelle et mémoire collective.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

For a long time, cognitive studies were not interested in the effect of emotion on memory, even more they had completely excluded this dimension from their investigations. However, there is an increasing number of studies focused on emotion through its physiological, behavioral and subjective experience since few years. The particular complex nature of emotions needs transdisciplinary approaches and psychanalysis is one of these approaches. In the present paper, we develop this combined perspective of links between emotion and memory based on both neurosciences and psychanalysis. A first part of the present article focuses on theories of emotion, their evolution with a particular interest for its influence memory, from encoding to retrieval and beyond, its effect on the elaboration of our own identity in the context of autobiographical memory. The second part focuses on some specific emotional memories, i.e. “traumatic memories” that may lead to a posttraumatic stress syndrome. The posttraumatic stress syndrome has a long and complex history, from war surgery, physiology and psychanalysis. Oppenheim, first used the term “traumatic neuroses” in 1889 and at the same time, Charcot reported similar symptoms in patients that he diagnosed as “hysteric neuroses”, and that was further developed by Freud and Janet. This concept has evolved from the two main wars of the 20th century to date. Current approaches that associate psychopathology, neuropsychology and neuroimaging have completely renewed the definition of this syndrome by integrating memory disturbances as core symptoms. Then, this article highlights the importance to conduct transdisciplinary studies to understand emotional effects on memory. We have to go further by taking into account new models especially from human and social sciences that consider relations between individual and collective memories.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Mémoire, Émotion, Identité, Trouble de stress post-traumatique, Résilience

Keywords : Memory, Emotion, Identity, Posttraumatic stress disorder, Resiliency


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Vol 1 - N° 1

P. 32-38 - février 2017 Retour au numéro
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