Corrélation entre les niveaux de sévérité des GHM et les indicateurs de comorbidité de Charlson et d’Elixhauser - 11/03/17

Résumé |
Introduction |
Considérer les niveaux de sévérité du GHM comme un signe de gravité clinique paraît opportun. L’objectif du travail est d’analyser la corrélation entre les niveaux de sévérité et les indicateurs de comorbidités de Charlson et d’Elixhauser.
Méthodes |
La population d’étude est composée de l’ensemble des séjours au CHRU de Lille entre 2012 et 2015 groupés dans des GHM de niveau 1, 2, 3 ou 4. Un échantillon de construction (2014−2015) et un échantillon de validation (2012−2013) sont considérés. Les niveaux de sévérité ont été comparés aux scores de comorbidité de Charlson et d’Elixhauser (en continu et discrétisé) en bivarié puis multivarié par régression logistique ordonnée ajustée sur le genre, l’âge, la durée de séjour, les modes d’entrée et de sortie, l’activité de soins (ASO), le nombre de RUM et le recours à une unité chaude.
Résultats |
Les échantillons de construction et de validation étaient composés respectivement de 136 223 et 133 813 séjours. Dans l’échantillon de construction, les taux de niveaux 1, 2, 3 et 4 étaient de 61,1 %, 19,2 %, 13,0 % et 6,7 %. En bivarié, le score de Charlson moyen s’élevait à 0,7 pour les niveaux 1, 1,7 pour les niveaux 2, 2,3 pour les niveaux 3 et 2,4 pour les niveaux 4 (p<0,0001), le score d’Elixhauser respectivement 0,7, 1,9, 2,6 et 2,7 (p<0,0001). En multivarié, le modèle le plus robuste est celui intégrant le score d’Elixhauser en continu (aire sous la courbe de ROC : 88,4 %). En termes de comparaison entre niveaux observés et estimés, la discrétisation du score d’Elixhauser améliorait la qualité du modèle. Les taux de concordance étaient élevés pour les niveaux 1 (95,5 %) et relativement faibles pour les niveaux 2,3 et 4 (21,9 %, 29,8 % et 40,2 %). Ces résultats ont été retrouvés dans l’échantillon de validation.
Discussion/conclusion |
Même si le niveau de sévérité n’approche pas l’intégralité des composantes des scores (concordance insuffisante), cette analyse a montré une meilleure relation entre les niveaux de sévérité et le score d’Elixhauser.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Score de comorbidité, Concordance, Niveau de sévérité des GHM
Plan
Vol 65 - N° S1
P. S39 - mars 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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