Analyse de la différence entre la perception du rythme d’un métronome et celle d’une musique chez les patients parkinsoniens - 18/04/17
: Kinésithérapeute, P. Salvia b, V. Feipel c, C. Questienne a : Kinésithérapeute| pages | 2 |
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Résumé |
Introduction |
Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont des déficits de perception et de reproduction du rythme lors de mouvements répétitifs. Les troubles de la marche observés dans cette maladie pourraient, en partie, être dus à ce déficit de rythme [1]. Cependant, les rythmes avec un battement très présent permettraient d’améliorer la marche [2, 3]. L’outil le plus utilisé pour générer ce battement est le métronome. D’autres études ont mis en évidence qu’un battement généré par une musique pouvait également améliorer la marche [4, 2]. Cependant, peu d’études à notre connaissance comparent l’utilisation du métronome et de la musique chez les patients parkinsoniens. L’objectif de cette étude est donc de s’intéresser à ces deux types de stimuli et d’observer si, au sein d’un groupe de sujets parkinsoniens, une différence de perception et de reproduction du rythme existe entre un rythme provenant d’un métronome et un rythme provenant d’une musique.
Matériel, population et méthode |
Il a été demandé à 11 sujets parkinsoniens et 11 sujets témoins de réaliser une épreuve de battement de doigts. Les sujets devaient suivre un rythme imposé selon 3 conditions à 3 fréquences différentes. Les 3 conditions étaient le métronome, l’absence de stimuli et la musique. Les 3 fréquences testées étaient les fréquences de 2,5Hz, 3Hz et 3,5Hz. Les fréquences et les amplitudes de battement de doigts ont ensuite été analysées au cours de cette expérience.
Résultats |
Les résultats obtenus pour les fréquences de battement de doigts nous indiquent qu’au sein du groupe Parkinson, pour la fréquence 3Hz et 3,5Hz, les résultats ne mettent pas en évidence de différence de perception entre un rythme provenant d’un métronome et un rythme provenant d’une musique. Une différence de perception du rythme entre le groupe Parkinson et le groupe témoin est observée pour la condition musique et la condition en absence de stimuli. La fréquence de 2,5Hz semble poser plus de difficultés, aussi bien au sein du groupe Parkinson qu’au sein du groupe témoin.
Conclusion ou discussion |
En conclusion, les résultats obtenus ne montrent pas de différence majeure entre la perception d’un rythme provenant d’un métronome et d’un rythme provenant d’une musique. Cela mène à penser qu’une utilisation plus courante de la musique, comme outil d’amélioration du mouvement dans la maladie de Parkinson, pourrait être intéressante.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Parkinson, Rythme, Indiçage auditif, Musique
Plan
Vol 17 - N° 184
P. 85-86 - avril 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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