Polymorphismes du gène de l’interleukine-10 chez une population tunisienne de malades atteints d’un syndrome de Sjögren primitif - 22/05/17
Résumé |
Introduction |
Le syndrome de Sjörgen primitif (SSP) est considéré comme l’une des connectivites les plus fréquentes avec une prévalence allant de 0,6 à 1,7 %. Le SSP est caractérisé par une atteinte glandulaire exocrine responsable d’un syndrome sec. L’interleukine-10 est une cytokine pléiotrope incriminée dans la physiopathologie du SPP. Le but de notre étude était de comparer le taux moyen d’interleukine-10 chez des patients atteints d’un SSP et des témoins sains dans une population tunisienne, de déterminer les fréquences génotypiques de trois polymorphismes : −1082 (G/A) ; −819 (C/T) ; et −592 (C/A) et d’étudier les associations entre les haplotypes et la maladie.
Matériels et méthodes |
Ont été inclus 242 sujets répartis en 84 malades atteints de SSP (répondant aux critères de l’AECG et/ou de l’ACR 2012) vus dans un service de médecine interne et 158 sujets témoins. Le dosage de l’interleukine-10 était réalisé selon la méthode ELISA. Les polymorphismes du gène de l’interleukine-10 ont été étudiés selon la technique PCR-RFLP.
Résultats |
Le taux moyen d’interleukine-10 était significativement plus bas chez les malades atteints de SSP (23,71pg/mL, n=73) comparé aux sujets témoins (42,27pg/mL, n=60) avec un p=0,01. La fréquence génotypique de notre population respectait l’équilibre de Hardy–Weinberg chez les sujets malades et chez les témoins. Chez les malades atteints de SSP la fréquence génotypique pour le polymorphisme −592C/A était de 53 % pour le génotype CC 41 % pour le génotype CA et 6 % pour le génotype AA. Pour les sujets témoins, ces fréquences étaient respectivement de 60,3 %, 32,9 % et 6,8 %. La fréquence génotypique du polymorphisme −1082 G/A des sujets malades étaient de 29,6 % pour le génotype AA, 63 % pour le génotype AG et 7,4 % pour le génotype GG. Chez les sujets témoins, ces fréquences étaient respectivement de 41,5 %, 52,1 % et 6,3 %. La fréquence génotypique du polymorphisme −819C/T des sujets malades étaient de 47,6 % pour le génotype CC, 43,9 % pour le génotype CT et 8,5 % pour le génotype TT. Chez les sujets témoins, ces fréquences étaient respectivement de 43,2 %, 49,2 % et 7,6 %. Aucune différence significative n’a été observée entre les sujets malades et témoins dans les trois polymorphismes. L’analyse statistique réalisée a montré qu’il n’existait ni d’haplotype protecteur ni aggravant. Cependant, l’haplotype ATC semble avoir un effet protecteur chez les sujets témoins (p=0,06, OR=0,20).
Conclusion |
Il a été démontré dans de précédentes études que le taux moyen d’interleukine-10 était significativement plus élevé chez les sujets malades que chez les témoins. Dans notre étude, l’interleukine-10 était à un taux moyen statistiquement plus bas chez les malades. Les trois polymorphismes du gène de l’interleukine-10 ne sont pas associés au SSP chez la population tunisienne. Cette différence pourrait être expliquée par les variations alléliques ou par les différences ethniques.
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Vol 38 - N° S1
P. A183 - juin 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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