Apport du test moléculaire multiplex ITI G2 au diagnostic des infections ostéoarticulaires (IOA) - 25/05/17
Résumé |
Introduction |
Le diagnostic des infections ostéoarticulaires (IOA), notamment sur prothèse, repose sur les méthodes de microbiologie classiques. Ce diagnostic reste difficile à établir et demeure négatif dans 5–10 % des cas. L’objectif de ce travail a été d’évaluer les performances d’une méthode moléculaire implant and tissue infection (ITI) G2 Unyvero (Curetis®) par rapport aux techniques bactériologiques conventionnelles. ITI G2 permet de détecter 31 pathogènes et leurs marqueurs de résistance aux antibiotiques en combinant une de lyse automatisée des échantillons, des PCR multiplex et une détection par microarray.
Matériels et méthodes |
Quarante prélèvements ostéoarticulaires peropératoires congelés de malades ayant bénéficié d’une chirurgie orthopédique entre janvier et juillet 2016 ont été testés rétrospectivement par ITI G2 : 25 avaient une IOA monomicrobienne, 10 une IOA polymicrobienne, et 5 n’étaient pas infectés. Les 3 principaux sites anatomiques étaient la hanche (n=9), le rachis (n=8) et le genou (n=7). Les résultats ont été comparés à ceux obtenus par les techniques classiques (cultures prolongées, identification par MALDITOFF-MS, détermination de la sensibilité aux antibiotiques selon les recommandations du CA-SFM).
Résultats |
Les résultats du test ITI G2 étaient disponibles pour 34/40 échantillons. Six n’ont pu être analysés du fait d’une erreur du système. L’identification des germes a été faite avec une concordance stricte, partielle ou une discordance complète pour 21, 10 et 3 échantillons, respectivement et les gènes de résistances (β-lactamines, macrolides, aminosides, glycopeptides) ont été identifiés avec une concordance stricte, partielle ou une discordance complète pour 23, 7 et 4 échantillons, respectivement. Au total 21/34 échantillons étaient strictement concordants pour les 2 paramètres (4 négatifs/5, 16 monomicrobiens/23, 1 polymicrobien/6).
Conclusion |
La présence ou l’absence d’un germe a été détectée correctement directement à partir du prélèvement chez 62 % (21/34) des patients. Cependant des améliorations techniques restent à apporter pour diminuer le nombre d’erreurs (6 résultats indisponibles, et 6 résultats partiels lies au dysfonctionnement d’une ou plusieurs chambres réactionnelles).
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Vol 47 - N° 4S
P. S82 - juin 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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