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Are we persons or animals? Exposing an anthropocentric bias and suggesting a hybrid view - 06/07/17

Doi : 10.1016/j.jemep.2017.05.004 
E. Furberg
 Centre for Research Ethics and Bioethics, Uppsala University, 752 36 Uppsala, Sweden 

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Summary

One of the many philosophical fields of relevance to frequently discussed themes in bioethics is that of personal identity. The main question of the personal identity debate concerns our persistence conditions and asks: what are the necessary and sufficient conditions for you and me to persist through time? What kinds of changes and events can beings such as us survive? The answer to these questions has bearing on several themes in bioethics, such as the moral status of a human foetus and the moral legitimacy of advance directives and living wills. In the philosophical debate, there are two main alternative answers to these questions. According to the Psychological View, we – human beings – are essentially persons and as such, we persist by our psychology. The opposing view – Animalism – rejects both claims of the Psychological View and asserts instead that we are essentially animals and that our persistence conditions are biological rather than psychological.1 In this paper, I expose what I believe to be an anthropocentric bias in the arguments of the two main proponents of each view – Lynn Rudder Baker and Eric Olson. Lynn Rudder Baker, I argue, vastly underestimates the mental capacities of non-human animals and attaches too much importance to the supposedly unique ability of humans to have a first-person perspective. Eric Olson, on the other hand, avoids this kind of outright anthropocentrism, but still exhibits some anthropocentric bias by neglecting the possibility that “animal” fails as a suitable substance concept and natural kind. Having exposed this anthropocentric bias in their respective arguments, I propose a hybrid view of personal identity. This is a view that accepts the claim that we are animals, as well as the claim that we persist by our psychology. Even if we accept Lynn Rudder Baker's constitution view, I suggest that we reject her assumption that only humans have the necessary mental capabilities needed to persist by their psychology. According to the suggested hybrid view, we are animals in the sense that we are constituted by one and although this claim falls just short of the claim that we are identical to an animal (which is the main claim of the Animalist), this worry is mitigated because there is no reason to believe that this relationship (between person and animal) and the fact that we persist by our psychology is something that separates us from other animals. According to the hybrid view I propose, we are animals in the very same sense of the term that (some, but not all) other species are.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Il existe plusieurs domaines de la philosophie qui se prêtent aux thèmes fréquemment abordés en éthique médicale et en bioéthique. Un de ces domaines est la métaphysique et la question de l’identité individuelle. Dans ce débat, deux positions s’opposent : celle voulant que nous soyons essentiellement des personnes et que nos états soient de nature psychologique (le point de vue psychologique ou néo-lockien), et l’autre, voulant que nous soyons essentiellement des animaux et que nos états soient biologiques (animalisme). Ces deux points de vue métaphysiques divergents – souvent matière à débat – ont différentes implications dans les débats éthiques concernant le début et la fin de vie, par exemple dans le cadre des directives anticipées, du statut moral d’un fœtus, et de la possibilité de prélever des organes pour la transplantation (voir par exemple, Shoemaker, 2010). La théorie de l’animalisme comme la théorie néo-lockienne de l’identité individuelle possèdent un attrait intuitif. Les théories psychologiques sont bien outillées pour expliquer, par exemple, pourquoi une transplantation entière du corps ne préserverait pas la vie. Les perspectives animalistes quant à elles, sont convaincantes parce qu’il est difficile en connaissant la nature et l’évolution de nier l’argument selon lequel nous sommes des animaux. Dans cet article, j’explore la possibilité de combiner ces deux arguments intuitifs. Je soutiens que nous sommes des animaux (suggérant que cette idée constitue l’attrait intuitif des théories animalistes de l’identité), mais je réfute l’idée animaliste voulant que ce fait détermine notre état. Une des principales problématiques entourant les perspectives psychologique et animaliste, est non pas nécessairement leurs implications pratiques mais plutôt que les deux théories possèdent un biais anthropocentrique. Le point de vue néo-lockien est anthropocentriquement biaisé (du moins dans sa forme traditionnelle) parce qu’il ne reconnaît pas suffisamment le fait que nous sommes des animaux. En effet, il n’y pas qu’une seule façon par laquelle l’être humain se distingue des autres animaux, lesquels partagent nos compétences de rationalisation et nos habiletés cognitives (peut-être que la combinaison de ces habiletés est unique, tout comme le sont les capacités et caractéristiques des autres espèces). Je soutiens qu’une théorie niant cet argument se trouve désavantagée. Afin de défendre cet argument, certains néo-lockiens ont avancé que nous sommes des animaux, non pas parce que nous sommes identiques à eux, mais plutôt parce que nous partageons notre matière avec eux (Shoemaker, 1984). Cette perspective est appelée « constitution view » et explique la relation de proximité entre nous et « notre animal » comme étant la même que celle entre une statue et le morceau de bronze qui la constitue. Cet argument que je soutiens, appuie la théorie néo-lockienne, mais ne semble pas résoudre le problème complètement. Comme Olsson (1997) l’a suggéré, cette perspective est problématique car elle semble suggérer que sur la chaise sur laquelle je suis assise, il y aurait en fait deux êtres, la personne et l’animal. Le biais anthropocentrique de l’animalisme est moins évident, mais il est tout de même présent. Les animalistes supposent que nous sommes essentiellement des animaux, ce qui constitue un avantage par rapport à la perspective néo-lockienne. Or, je propose que le biais anthropocentrique de la théorie animaliste réside dans le fait que ses défenseurs prennent le mot « animal » comme d’un concept sortal, prenant pour acquis que d’être un animal par nécessité détermine notre état de persistance. Je suggère que cette supposition est erronée, et – contrairement à Olson (1997) – je soutiens que le concept d’animal n’est pas moins problématique lorsqu’employé comme d’un concept sortal que le concept de personne. Il semble donc que la suggestion d’Olson repose également sur la perception anthropocentrique voulant que nous soyons des êtres différents du reste de la nature. Après avoir conclu qu’il se peut que nous soyons des animaux, tout en ayant l’état de persistance psychologique, j’explore la question des implications pratiques, et si oui ou non ces implications pratiques supportent mon hypothèse.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Keywords : Animals, Anthropocentric bias, Bioethics, Person, Personal identity, Psychology

Mots clés : Animaux, Biais anthropocentrique, Bioéthique, Personne, Identité personnelle, Psychologie


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Vol 3 - N° 2

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