Manifestations urologiques du SIDA - 01/01/92
Sarkis, Delmas, Boccon-Gibod : Clinique urologique, hôpital Bichat, 46, rue Henri-Huchard, 750 18 Paris France
Service des maladies infectieuses, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, 47-83, bd de l'Hôpital, 75651 Paris cedex 13 France
Résumé |
Le syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) est une maladie systémique d'origine virale dont la caractéristique principale est la perte des défenses immunitaires par destruction des lymphocytes T4, le virus responsable étant appelé virus de l'immunodéficience humaine ou VIH.
Décrit pour la première fois en 1981, sa fréquence, en France et partout dans le monde, n'a cessé d'augmenter ; 17 836 cas de SIDA ont été enregistrés en France, depuis le début de l'épidémie jusqu'au 31 décembre 1991, dont 1 284 cas au cours du quatrième trimestre 1991 [4]. Au 1er novembre 1990, le nombre cumulé des cas de SIDA, rapportés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est proche de 299 000 cas [42].
Le SIDA a été initialement décrit avec ses manifestations cliniques les plus fréquentes (pulmonaires, tumorales, neurologiques...), mais les médecins et l'urologue en particulier sont de plus en plus confrontés à des patients présentant une atteinte de l'appareil urogénital, avec des expressions diverses, parfois spécifiques et inhabituelles. La description des manifestations urologiques au cours du SIDA amène ainsi à envisager le rôle de l'urologue dans cette maladie.
Plan
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