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Méthodes d’évaluation de la surface oculaire dans les syndromes secs - 08/03/08

Doi : JFO-01-2007-30-1-0181-5512-101019-200609700 

A. Labbé [1 et 2],

F. Brignole-Baudouin [2 et 3],

C. Baudouin [1 et 2]

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Résumé

Méthodes d’évaluation de la surface oculaire dans les syndromes secs

Le syndrome d’œil sec est une entité clinico-pathologique complexe impliquant le film lacrymal, les glandes lacrymales, les paupières, ainsi qu’un grand nombre des cellules de la surface oculaire incluant les cellules épithéliales, les cellules inflammatoires et immunitaires, et les cellules à mucus. Des méthodes d’investigation variées ont été développées pour évaluer le film lacrymal tant sur le plan structurel que fonctionnel : mesure du ménisque des larmes, fluorophotométrie, meibométrie, interférométrie, taux d’évaporation, osmolarité des larmes, ou encore thermographie. Le syndrome d’œil sec se traduit également au niveau de la surface oculaire par des irrégularités cornéennes, qui peuvent être explorées par les techniques de vidéokératographie ou de microscopie confocale in vivo, et des perturbations optiques confirmées par aberrométrie. Les empreintes conjonctivales restent une méthode classique pour apprécier les altérations cellulaires de la surface oculaire. Cette technique a largement bénéficié des progrès en matière de microscopie confocale, de biologie moléculaire, et de cytométrie en flux. L’étude biologique des protéines des larmes ou d’autres médiateurs est aussi très utile, mais présente des limites importantes liées au recueil des larmes, et ce, particulièrement chez les patients avec un syndrome sec, et au manque de standardisation de la majorité des mesures. L’osmolarité des larmes, l’électrophorèse et le dosage des protéines normales des larmes comme le lysozyme ou la lactoferrine, restent les tests les plus utiles. Enfin, des explorations extra-oculaires comme le dosage des anticorps antinucléaires ou une biopsie des glandes salivaires accessoires peuvent être nécessaires pour confirmer le diagnostic de syndrome de Sjögren.

Abstract

Ocular surface investigations in dry eye

Dry eye is a complex clinicopathological entity involving tear film, lacrimal glands, eyelids, and a wide spectrum of ocular surface cells, including epithelial, inflammatory, immune, and goblet cells. From the tightly regulated lacrimal film functions and structure, a large variety of investigations have been developed, including tear meniscus measurements, fluorophotometry, meibometry, interference pattern analysis, evaporation rate, tear osmolarity, and thermography. Dry eye conditions also interfere with the ocular surface, causing corneal irregularities that may be explored using the techniques of videokeratography and in vivo confocal microscopy, or optical impairment, as confirmed by aberrometry. At the level of ocular surface cells, impression cytology remains a standard for assessing cell alterations. It has greatly benefited from new confocal microscopy, molecular biology, and flow cytometry techniques. Biological assessment of tear proteins or other mediators is also useful. Major limits should be acknowledged, however, such as technical issues in tear film collection, especially in dry eyes, and the lack of standardization of most measurements. Tear osmolarity, electrophoresis, and dosage of normal tear proteins, such as lysozyme or lactoferrin, remain the most useful tests. Finally, some extraocular explorations such as accessory gland biopsy or serum antinuclear antibody dosage may be useful for assessing the diagnosis of Sjögren’s syndrome.


Mots clés : Surface oculaire , syndromes secs , film lacrymal , syndrome de Sjögren , méthodes d’évaluation

Keywords: Ocular surface , dry eye , tear film , Sjögren’s syndrome , tests


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Vol 30 - N° 1

P. 76-97 - janvier 2007 Retour au numéro
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