Évaluation du risque d’infections transmissibles par transfusion sanguine à Libreville - 26/08/17
Résumé |
Le dosage systématique des antigènes et des anticorps viraux, bactériens chez les donneurs de sang, associé à la sélection des donneurs de sang à faible risque de transmission d’agents pathogènes, a contribué à l’amélioration de la sécurité transfusionnelle dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Cette étude rétrospective trisannuelle avait pour but, d’évaluer la séroprévalence des virus de l’immunodéficience humaine (VIH), du virus de l’hépatite C (VHC) et du Treponema pallidum chez les donneurs de sang de premier don de Libreville, et d’identifier les profils sociodémographiques des donneurs à risque.
Le diagnostic des agents infectieux a été réalisé par des tests immuno-enzymatiques de quatrième génération.
Au total, 27 210 donneurs de sang de premier don ont été enregistrés, soit 16,6 % de femmes et 83,4 % d’hommes. Les donneurs qui avaient moins de 35 ans étaient de 78,4 %. Les donneurs volontaires représentaient 32,1 %. La séroréactivité globale du VIH, VHC et de la syphilis était respectivement de 3,4 %; 1,2 % et 3,2 %. Les donneurs de sexe féminin et ceux plus âgés de 35 ans étaient significativement plus réactifs au VIH et à la syphilis. Les séroréactivités du VHC et de la syphilis ont significativement baissé entre 2009 et 2015. Les donneurs familiaux étaient significativement plus réactifs que les bénévoles.
Le risque de contamination bactérienne ou virale est réel chez les donneurs de sang malgré les séroprévalences des marqueurs infectieux en diminution. Le donneur majoritaire au CNTS est familial, le profil type du donneur à risque. Le donneur de choix à faible risque, est bénévole, de sexe masculin âgé de moins de 35 ans, le type de donneur à motiver et à fidéliser.
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Vol 24 - N° 3S
P. 355 - septembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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