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Consommation de compléments alimentaires dans une population de 77 000 adultes français : impact sur les apports nutritionnels, les prévalences d’inadéquation et les dépassements des limites de sécurité et identification des prises « à risque » - 06/09/17

Doi : 10.1016/j.nupar.2017.06.052 
P. Fassier , M. Egnell, C. Pouchieu, M. Deschasaux, L. Lécuyer, P. Galan, E. Kesse-Guyot, S. Hercberg, M. Touvier
 Équipe de recherche en epidémiologie nutritionnelle (Éren), UMR U1153 Inserm/U1125 Inra/Cnam/université Paris 13, centre de recherche en epidémiologies et biostatistiques Sorbonne Paris Cité, Bobigny, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction et but de l’étude

Les compléments alimentaires sont largement consommés dans les pays occidentaux, mais les études disposant de données quantitatives sont rares. Les objectifs de cette étude étaient : (1) d’évaluer la contribution des compléments alimentaires vitaminiques et minéraux aux apports nutritionnels usuels et l’impact de la consommation de ces produits sur les prévalences d’inadéquation et les dépassements des limites de sécurité, et (2) de répertorier les pratiques de consommation de compléments alimentaires potentiellement « à risque », dans une large population d’adultes en France.

Matériel et méthodes

Un questionnaire portant sur la consommation de compléments alimentaires durant les 12 derniers mois a été complété par 76 925 sujets de la cohorte NutriNet-Santé deux mois après leur inclusion. Les données alimentaires étaient recueillies à l’aide de 3 enregistrements de 24heures, auxquels a été appliquée la méthode de réduction de la variance développée par le National Cancer Institute, États-Unis. Les analyses étaient redressées grâce aux données du recensement de l’Insee (macro Calmar). Les prévalences d’inadéquation étaient estimées par la proportion de sujets dont l’apport est inférieur au besoin nutritionnel moyen.

Résultats

Quarante-trois pour cent des sujets étaient consommateurs de compléments alimentaires. Les compléments alimentaires contribuaient de manière importante à l’apport nutritionnel total chez les utilisateurs du nutriment spécifique (e.g., 52 % pour la vitamine D, 21 % pour la vitamine B6 et le rétinol, 19 % pour le bêta-carotène et la vitamine C et 18 % pour la vitamine B1). Comparé à l’apport alimentaire seul, l’utilisation de compléments alimentaires contenant le nutriment spécifique conduisait à une diminution des prévalences d’inadéquation de 11 % pour la vitamine C, 9 % pour le magnésium et 6 % pour la vitamine B6 chez les hommes et de 19 % pour le calcium, 12 % pour le fer et 11 % pour le magnésium chez les femmes. En revanche, les proportions de dépassement des limites de sécurité atteignaient 6 % pour le fer et 5 % pour le magnésium chez les hommes et 9 % pour le fer chez les femmes, chez les utilisateurs de compléments alimentaires contenant ces nutriments spécifiques. Environ 7 % des consommateurs de compléments alimentaires ont rapporté des prises pouvant être qualifiées de « à risque » : 1372 (4 %) fumeurs ou ex-fumeurs consommaient des compléments alimentaires à base de bêta-carotène et 1023 (3 %) participants avaient pris simultanément des compléments et des médicaments pour lesquels des interactions délétères étaient répertoriées dans la littérature.

Conclusion

Cette large étude quantitative souligne une contribution relativement importante des compléments alimentaires à l’apport nutritionnel, ayant pour conséquence une réduction des prévalences d’inadéquation pour plusieurs nutriments, mais également une augmentation des dépassements des limites de sécurité, notamment pour le fer. En outre, des pratiques de consommation « à risque » (associations à éviter entre certains compléments alimentaires et certains médicaments par exemple) étaient observées pour une proportion non négligeable de consommateurs de compléments alimentaires.

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Vol 31 - N° 3

P. 238-239 - septembre 2017 Retour au numéro
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