Évaluation dosimétrique d’une augmentation de doses de radiothérapie dans le volume fonctionnel défini par la tomographie par émission de positons au fluoromisonidazole ou au fluorodésoxyglucose pour les cancers bronchiques non à petites cellules - 23/09/17
, D. Gensanne 1, 2, N. Pirault 1, R. Modzelewski 2, 3, P. Gouel 3, E. Anger 1, S. Vincent 1, S. Hapdey 2, 3, P. Bohn 2, 3, B. Dubray 1, 2, P. Vera 2, 3Résumé |
Objectif de l’étude |
La chimioradiothérapie est le traitement de référence des cancers bronchiques non à petites cellules localement évolués. L’efficacité de ce traitement reste médiocre, avec un taux important de récidives locorégionales. Des essais en cours testent une augmentation de doses dans un volume sélectionné par tomographie par émission de positons (TEP). L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact d’une augmentation de doses de radiothérapie de 74Gy les volumes définis par une TEP au fluoromisonidazole (F-miso) ou au fluorodésoxyglucose (FDG) préthérapeutique et au FDG pendant la radiothérapie (à 42Gy).
Matériel et méthode |
Dans le cadre d’une étude ancillaire RTEP5 (programme hospitalier de recherche clinique [PHRC] de 2011), une étude dosimétrique a été réalisée chez les patients atteints de cancer défini comme hypoxiques par la TEP au F-miso préthérapeutique. Quatre dosimétries ont été réalisées par patient : une étude à 66Gy sur l’ensemble du volume défini par la tomodensitométrie, trois études avec le même volume à 66Gy et une augmentation de doses à 74Gy dans des volumes définis par TEP (biologic target volume [BTV]) : au FDG, préthérapeutique (seuillage à 70 % de la standard uptake value maximale [SUVmax]), au F-miso, préthérapeutique (seuillage à 1,4) et au FDG pendant la thérapeutique à 42Gy (seuillage à 40 % de la SUVmax). Toutes dosimétries ont été réalisées pour une radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI).
Résultats |
Vingt patients ont été inclus dans cette analyse. Les volumes définis par TEP traités à 74Gy étaient plus petits que le volume traité à 66Gy (volume cible anatomoclinique, CTV) avec un volume cible anatomoclinique traité à 66Gy moyen de 244cm3 contre un volume défini par TEP au FDG préthérapeutique de 4,8cm3, un volume défini par TEP au F-miso de 38,8cm3 et un volume défini par TEP au FDG perthérapeutique à 36cm3 (p=0,0001). La planification à 66Gy délivrait 62,3Gy à 95 % du volume cible prévisionnel traité à 66Gy, les dosimétries à 74Gy délivraient 72,5Gy dans 95 % (D95) du volume cible prévisionnel défini par TEP au FDG préthérapeutique, 72,2Gy au volume cible prévisionnel défini par TEP au F-miso et 73Gy au volume cible prévisionnel perthérapeutique. Les doses délivrées aux poumons (dose moyenne) (p=0,2), dans 35 % du cœur (V35) (p=0,9), 50 % de l’œsophage (V50) (p=0,6) et 2 % du moelle (D2 %) (p=0,1) n’étaient pas augmentées significativement lors des différentes planifications avec augmentation de dose.
Conclusion |
Cette étude démontre la possibilité d’augmenter la dose de radiothérapie à différents volumes définis par TEP efficacement sans augmenter la dose aux organes à risque.
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Vol 21 - N° 6-7
P. 678 - octobre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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