Protocole de réhabilitation précoce ERAS après cystectomie radicale : qui en tire le plus de bénéfices ? - 07/11/17
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Résumé |
Objectifs |
Le programme de réhabilitation rapide ERAS, instauré en février 2016 dans notre CHU, a démontré une réduction significative de la morbidité périopératoire et de la durée d’hospitalisation. Les patients jeunes de moins de 70 ans avec peu de comorbidités sembleraient profiter le plus de ce protocole. L’objectif de cette étude est de comparer les suites postopératoires des patients âgés de moins de 70 ans par rapport à celles des patients de plus de 70 ans, selon les comorbidités.
Méthodes |
Une étude comparative monocentrique a été menée, depuis février 2016, sur des patients opérés d’une cystectomie totale avec Bricker ou néovessie, par voie ouverte ou cœlioscopique. Tous les patients pris en charge ont été inclus prospectivement et ont suivi le programme ERAS. Un groupe témoin regroupait les patients opérés de 2012 à février 2016 et n’ayant pas bénéficié de ce programme. Les patients étaient répartis en 2 groupes selon leur âge : groupe 1 (moins de 70 ans) et groupe 2 (70 ans ou plus). Les scores ASA étaient précisés. Le critère de jugement principal était la durée de séjour. Les critères secondaires étaient le taux de complications majeures (Clavien≥3B), et le taux de repose de sonde nasogastrique.
Résultats |
Quatre-vingt-dix-sept patients furent inclus au total : 41 patients ERAS et 56 patients témoins. Dans le groupe ERAS : 20 patients ont≥70 ans (64 % ASA3–4) et 21 patients ont<70 ans (48 % ASA3–4). La durée médiane de séjour diminue de 19 à 14jours pour le groupe 1 et de 19 à 18jours pour le groupe 2 principalement pour les patients fragiles (19jours à 17jours pour les ASA 3–4 versus 19jours à 32jours pour les ASA 1–2 ; p : NS). Le taux de complication majeure diminue dans le groupe 1 : 5 % contre 24 % pour le groupe 1, versus 20 % contre 23 % pour le groupe 2 (p : NS). Une sonde nasogastrique est reposée dans 22 % des cas contre 39 % avant ERAS : 19 % versus 56 % pour le groupe 1 (ASA 1–2), et 25 % versus 26 % pour le groupe 2 (p : NS).
Conclusion |
L’optimisation de la prise en charge des cystectomies par un programme de réhabilitation précoce permettrait une amélioration de la durée de séjour et des suites postopératoires principalement pour les patients de moins de 70 ans ASA1–2 et les patients de plus de 70 ans avec de nombreuses comorbidités (ASA3–4), pour une compliance au protocole identique.
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Vol 27 - N° 13
P. 742-743 - novembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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