Arthroplastie bilatérale simultanée de la hanche : est-ce une option sûre ? (À propos de 180 cas) - 23/11/17
Simultaneous bilateral hip arthroplasty: Is it a sure option ?
, Abdelhamid Bendifallah, Abdesselam Benamirouche, Hamza Loucif, Hamid Ghersi, Abderrahmane BenbouzidRésumé |
Introduction |
La chirurgie de remplacement prothétique de la hanche est, sans aucun doute, une des opérations les plus réussies en orthopédie, Dans 15 à 25 % des cas, les deux hanches sont détériorées. Dix pour cent des patients ayant bénéficié d’un remplacement prothétique total d’une hanche sont demandeurs de la même procédure dans les deux ans suivant la première intervention. Ainsi, lorsque la pathologie est bilatérale, est-il possible d’optimiser le bénéfice en réalisant une arthroplastie des deux hanches en une seule séance opératoire.
Matériel et méthodes |
Notre travail a pour objectif l’étude des complications périopératoires. L’étude concerne 180 patients présentant une coxopathie bilatérale invalidante. Ils ont tous bénéficié d’une prothèse totale de hanche bilatérale en une session opératoire entre 2011 et 2016. L’âge moyen des patients est de 38,7 ans avec des extrêmes de 17 et 81 ans. Soixante-trois pour cent des patients sont des femmes. Les étiologies se répartissent ainsi : ostéonécrose de la tête fémorale bilatérale dans 47 % coxite inflammatoire dans 21 %, 13 % pour la dysplasie de hanche dans 13 %, pseudarthrose bilatérale de l’extrémité supérieure du fémur dans 9 % et 5 % en coxarthroses primitives et luxation congénitale de la hanche dans 5 % des cas.
Résultats |
La durée moyenne de l’intervention était de 116minutes (85 à 170). Le taux sanguin d’hémoglobine moyen est passé de 11mmol/L en préopératoire à 6,7mmol/L en postopératoire. Vingt-trois patients ont été transfusés. La durée moyenne d’hospitalisation était de 9,34jours (5 à 15). Le score de Postel Merle d’Aubigné est passé de 7,9 en préopératoire à 16,6 à 13 mois de recul moyen (06 mois à 05 ans). Trois patients ont présenté une désunion cutanée qui a bien évolué. Deux cas d’infection superficielle ont nécessité un traitement adéquat sans reprise chirurgicale. Trois patients ont présenté une fracture de la diaphyse fémorale et 9 une fracture du grand trochanter. Luxation post-traumatique unilatérale a été réduite sous anesthésie, sans récidive. Nous ne déplorons pas d’autres complications, notamment : décès, embolie pulmonaire, infection profonde, raideur, ossification hétérotopique.
Discussion |
Le coût lié à l’intervention et la durée moyenne de séjour hospitalier sont moindres par rapport à une chirurgie en deux temps et la rééducation est facilitée. Aujourd’hui, notre étude permet de dire que le taux de complications n’est pas plus élevé qu’après une chirurgie séquentielle et même après une prothèse totale unilatérale, y compris pour le risque d’embolie pulmonaire.
Conclusion |
L’arthroplastie bilatérale est, finalement, une option sûre est durable.
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Vol 103 - N° 7S
P. S139 - novembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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