Réalisation de la coupe tibiale dans les prothèses unicompartimentales médiales de genou par l’utilisation des guides de coupe personnalisés. Série prospective de 32 cas - 23/11/17
Tibial cut with personal specific instrumentation in unicompartmental knee arthroplasty. Prospective series of 32 cases
, Jean-Christophe Lambotte, Antoine Marchand, Harold Common, Jean-Louis Polard, Nabil Najihi, Frederic Basselot, Denis HutenRésumé |
Introduction |
L’orientation et la hauteur de la coupe tibiale dans les prothèses unicompartimentales médiales (PUCm) du genou conditionnent le positionnement des implants tibiaux et (dans la technique des coupes dépendantes) fémoraux et, l’alignement du membre inférieur. Notre objectif principal était de déterminer le taux de succès de l’utilisation du guide de coupes personnalisé tibial (GCPt) pour l’obtention d’une coupe tibiale correctement réalisée (orientation frontale [OF], orientation sagittale [OS] et hauteur de coupe [HC]). L’objectif secondaire était d’identifier les causes éventuelles d’échec.
Matériel et méthodes |
Trente-deux genoux ont été opérés d’une PUCm avec GCPt et coupe fémorale dépendante. En préopératoire, les données radiographiques et de planification du GCPt étaient recueillies. En peropératoire, une station de navigation mesurait l’alignement du membre et la position du GCPt et de la coupe à différents temps d’utilisation du guide (guide posé sur l’os, fixé à l’os et coupe réalisée). La HC était mesurée au pied à coulisse en fin d’intervention par la mesure de la pièce de résection. À 6 mois postopératoire, l’orientation (OF et OS) de la coupe tibiale était mesurée sur un pangonogramme. Comparativement aux valeurs planifiées, l’échec était défini par un positionnement : au-delà de 4° (OF et OC) ou 3mm (HC) en peropératoire (dans ce cas la procédure était interrompue), de plus de 1,5mm à la mesure au pied à coulisse de la HC, ou de plus de 2° (OF et OC) sur les radiographies à 6 mois. Les analyses statistiques ont été effectuées avec le logiciel SAS 9.4® (seuil de significativité de 5 %).
Résultats |
Deux genoux n’ont pas pu être évalués complètement (1 perdu de vu, 1 fracture péri-prothétique). Pour 10 genoux, la procédure a été interrompue en peropératoire. Sur les 20 genoux restants, 19 avaient une HC correcte, et à 6 mois, 12 avaient une OF correcte et 15 une OS correcte, mais seuls 9 réunissaient les trois critères, soit un taux de succès global de 30 % (9 sur 30). Les mesures peropératoires de position du GCPt montraient des différences significatives (p<0,05) entre les différents temps d’utilisation du guide et par rapport à la planification. Les patients avec un implant tibial de petite taille avaient plus de risque d’échec (odds ratio=13,33 [1,32–134,6]).
Conclusion |
Les GCP ne sont pas une solution satisfaisante pour la réalisation de la coupe tibiale dans les PUCm. La faible surface d’application du GCPt dans les PUCm et le manque de rigidité du guide expliquent potentiellement les échecs de la technique.
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Vol 103 - N° 7S
P. S31 - novembre 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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