Diagnostic, étiologies et explorations des syndromes de la queue de cheval (SQC) - 27/03/18
Résumé |
Le diagnostic d’un SQC est défini par l’existence d’une atteinte urinaire et/ou ano-rectale ainsi qu’à des troubles sensitifs périnéaux. Incidence : 1–5 % des pathologies médullaires. Causes : la plus fréquente est liée à la présence d’une hernie discale (1–2 % des HD opérées), traumatique, CL étroit, tumeurs, abcès, hématome, SA, post-anesthésie (péridurale). La physiopathologie de la lésion des racines sacrées est probablement multiple : compression, ischémie, inflammation, congestion veineuse locale. Il existe une fragilité locale au niveau des racines sacrées car absence des cellules de Schwann et région avec hypovascularisation relative. La clinique ainsi que les anomalies à l’examen neurologique sont souvent unilatérales (SQC sont plus souvent asymétriques que les lésions du cône médullaire) et les symptômes ont souvent un début brutal avec : douleur (sciatalgie), troubles génito-sphinctériens (symptômes urinaires±ano-rectaux±sexuels), troubles sensitifs périnéaux (hypoesthésie±parésthesies et/ou dysésthesies). Troubles sexuels fréquents dès le début mais d’évaluation difficile. Un déficit moteur/sensitif des membres inférieurs peut aussi exister. Le diagnostic est clinique, complété par l’examen neuro-périnéal. Pas de corrélation entre anomalies à l’examen clinique, anamnèse, plaintes génito-sphincteriennes et l’exploration neuroradiologique IRM/TDM : Nl : 32,5 %, Anl : 34,5 %. Il n’existe pas de corrélation IRM et la plainte urinaire, sexuelle ou ano-rectale. C’est la symptomatologie urinaire et ano-rectale qui est prise en compte non seulement pour le diagnostic, mais pour déterminer la gravité et l’urgence de la prise en charge chirurgicale des patients présentant un SQC. La présence d’une dysfonction vésicale préopératoire (en particulier une incontinence) implique un très mauvais pronostique urinaire (même a 2 ans postopératoire). Il est important de prévoir un BUD : 20 % des patients avec SQC développeront une hyperactivité vésicale avec RU chronique et79 % des patients avec une rétention urinaire initiale gardent une RU chronique nécessitant définitivement des auto-SV. Modifications de l’ENMG périnéal ou des MMII : aucune corrélation avec l’intensité, la fréquence ou présence d’une symptomatologie génito-sphinctérienne.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Syndrome de la queue de cheval, Troubles ano-rectaux, Troubles urinaires et sexuelles
Plan
Vol 174 - N° S1
P. S168 - avril 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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