IRM plexique dans les CISP - 27/03/18
, Céline Labeyrie 1, Karine Viala 2, Jean-Marc Leger 2, Marie Theaudin 1, Christophe Vandendries 3, David Adams 1Résumé |
Introduction |
L’IRM plexique est un critère de support dans le diagnostic des polyradiculoneuropathies démyélinisantes chroniques (PIDC) électriquement non définies. Les chronic immune sensory polyradiculopathy (CISP) échappent en général au diagnostic électromyographique.
Objectifs |
Décrire les anomalies de l’IRM plexique dans une cohorte de CISP et les comparer à des patients avec une PIDC typique électriquement définie.
Méthodes |
Analyse rétrospective des patients en provenance des hôpitaux de Bicêtre et de la Pitié-Salpêtrière avec un diagnostic de CISP ou de PIDC typique électriquement définie ayant bénéficié d’une IRM plexique entre 2013–2015. Interprétation de l’IRM en insu des données cliniques et paracliniques par un neuroradiologue expert en neuropathies. La présence d’une hypertrophie, d’un hypersignal ou d’un rehaussement nerveux ainsi que la topographie des anomalies étaient comparées entre les deux groupes.
Résultats |
Dix CISP et 10 PIDC typiques ont été inclues. L’IRM était pathologique chez respectivement 7(70 %)/8(80 %) patients. Une hypertrophie, un hypersignal et une prise de contraste étaient retrouvés chez respectivement 6(86 %)/8(100 %), 7(100 %)/8(100 %) et 5(71 %)/2(25 %) des cas. L’atteinte était plus souvent asymétrique dans le groupe CISP (86 %, p=0,04) et la topographie était diffuse dans les deux groupes (57 % et 75 %). Les potentiels évoqués somesthésiques (PES) étaient pathologiques chez 88 % des CISP.
Discussion |
Nous retrouvons fréquemment des anomalies à l’IRM plexique dans notre cohorte de CISP, plus souvent que dans l’article de Sinnreich et al. (33 %), possiblement du fait de l’utilisation de séquences plus performantes (3DSTIR). L’utilisation de l’IRM plexique (et l’association aux résultats des PES) a contribué au redressement diagnostic chez tous nos patients, malgré un EMG non démyélinisant et des critères EFNS/PNS non satisfaits.
Conclusion |
L’IRM plexique est un critère de support utile dans le diagnostic des CISP. Elle retrouve un pattern d’anomalies majoritairement asymétrique et diffus.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Polyradiculonévrite chronique, CISP, IRM plexique
Plan
Vol 174 - N° S1
P. S37 - avril 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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