Allogreffes de cellules souches hématopoïétiques dans les hémopathies malignes et les aplasies médullaires : réalisation et complications - 01/01/02
Jean-Paul Vernant : Professeur des Universités, praticien hospitalier
Service d'hématologie, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, 47-83, boulevard de l'hôpital, 75651 Paris cedex 13 France
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Résumé |
L'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques permet de guérir certaines hémopathies malignes ou des maladies non malignes de la moelle osseuse ou du système immunitaire. Elle implique la réalisation, chez le receveur, d'un conditionnement (chimiothérapie associée ou non à une radiothérapie) qui a pour but de détruire le système immunitaire du receveur (pour prévenir le rejet de greffe) et le clone malin (en cas de greffe pour hémopathie maligne). Le conditionnement est suivi de la transfusion du greffon de cellules souches hématopoïétiques. Dans les maladies malignes, les lymphocytes du greffon peuvent reconnaître et détruire les cellules tumorales résiduelles du receveur (effet du greffon contre la leucémie). L'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques s'accompagne, en revanche, d'une morbidité et d'une mortalité secondaire à la toxicité du conditionnement, à la réaction du greffon contre l'hôte et au déficit immunitaire postgreffe. L'incidence et la gravité de ces complications dépendent à la fois de paramètres propres au receveur (âge, statut de l'hémopathie) et des modalités de la greffe (type de conditionnement, compatibilité HLA entre le donneur et le receveur, technique de prévention de la maladie du greffon contre l'hôte, type de greffon). Le développement de nouvelles techniques et modalités de greffe a permis d'améliorer la survie des patients greffés et d'étendre les indications de greffe : amélioration des techniques de typage HLA pour les greffes non apparentées, développement des greffes à partir de cellules souches périphériques ou de sang placentaire, utilisation de conditionnements non myéloablatifs, ou de techniques de manipulation ex vivo des greffons. Enfin, dans certaines hémopathies malignes, l'injection de lymphocytes du donneur a transformé le pronostic des rechutes postgreffe.
Mots-clés : cellules souches hématopoïétiques, maladie du greffon contre l'hôte, effet du greffon contre la leucémie, allogreffe de cellules souches hématopoïétiques, cellules souches périphériques, sang placentaire, transfusion de lymphocytes de donneur, typage HLA, conditionnements non myéloablatifs
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