Stimulation cérébrale profonde : expérience préliminaire du service de neurochirurgie à propos de 4 cas - 19/07/18
, M. Chraa, M. Choulli, M. Laghmari, M. Lmejjati, H. Ghannane, N. Kissani, S. Ait BenaliRésumé |
Introduction |
La maladie de parkinson (MP) est une affection neurodegénérative d’étiologie inconnue et invalidante. Son traitement symptomatique utilise le remplacement de la dopamine. Plus récemment, la stimulation cérébrale profonde a considérablement amélioré la qualité et l’espérance de vie des malades. Chez ces malades, seuls 5 à 10 % seraient candidats à la stimulation cérébrale profonde. L’objectif de ce travail est de préciser la place de la stimulation cérébrale profonde (SCP) dans le traitement de la maladie de Parkinson et l’importance de l’électrophysiologie peropératoire.
Matériel et méthodes |
Il a porté sur 4 cas de maladie de Parkinson hospitalisé au service de neurochirurgie de l’hôpital Arrazi du CHU Mohamed VI de Marrakech. Les patients ont été diagnostiqués porteurs d’une maladie de parkinson avec efficacité réduite du traitement médical. Ils ont bénéficié d’une stimulation cérébrale profonde des noyaux sous thalamiques. Les suites postopératoires étaient marquées par une diminution notoire des tremblements de repos et de la rigidité.
Discussion–conclusion |
La SCP cible les noyaux sous thalamiques et reproduit les effets de la dopathérapie, les activités de la vie quotidienne et les symptômes moteurs sont améliorés comparés à l’état préchirurgical sans médicament. Elle permet d’améliorer le tremblement, la rigidité, l’akinésie, la marche et la durée des blocages journaliers. Elle doit s’adresser aux malades avec MP idiopathique et symptômes invalidants malgré un traitement optimisée. Elle doit être évitée chez les malades de parkinson ayant une démence, troubles psychiatriques graves, pathologie concomitante à potentiel évolutif (cancer non contrôler) ou augmentant le risque opératoire (leucémie, encéphalopathie vasculaire importante). L’exploration électrophysiologique peropératoire permet l’enregistrement de l’activité spontané neuronale tous les 0,5mm de profondeur pendant 30 secondes puis une seconde exploration à la recherche des effets cliniques (bénéfices et effets indésirables) en stimulation tous les millimètres par pallier de 0,2mA, dans la limite de 3mA.
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Vol 64 - N° 3
P. 275 - juin 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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