Étude prospective multicentrique comparant l’IRM multiparamétrique (IRM-mp), la 18f-fluorocholine (fch) et la 68ga-psma tep/tdm chez des patients candidats à la radiothérapie de rattrapage après prostatectomie radicale et avec imagerie conventionnelle normale - 04/11/18
, U. Metser 2, G. Bauman 3, A. Weickhardt 4, I. Davis 5, R. Davies 6, S. Punwani 7, S. Chua 8, A. Scott 4, L. Emmet 9Résumé |
Objectifs |
Une proportion significative de patients ne bénéficie pas de la radiothérapie de rattrapage (rr) après prostatectomie radicale (pr). Cette étude vise à évaluer et comparer la précision de la tep/tdm au 18f-fch-, 68ga-psma-11 ou l’IRM-mp pour la sélection des patients susceptibles de bénéficier de rr malgré un haut risque d’échec selon les critères cliniques.
Méthodes |
Inclus dans cette étude prospective multicentrique (props, movember gap2), 91 hommes en récidive biochimique post-pr avec imagerie conventionnelle négative et présentant des facteurs de mauvaise réponse à la rr (aps>0,2ng/mL et Gleason>7 ou td-aps1,0ng/mL). Ces hommes ont eu consécutivement une tep/tdm-fch et un IRM-mp. Un sous-groupe de 31 a eu en plus une tep/tdm-psma. L’impact de chacune des imageries sur la prise en charge a été évalué. Les analyses à l’aveugle des imageries ont été faites par deux lecteurs indépendants et la précision validée à partir de standards de références : biopsie, imageries répétées, réponse à la rr.
Résultats |
Dans la cohorte, le niveau médian de l’aps à l’imagerie était de 0,4±1,2, le Gleason médian de 8 et le td-psa était de 5 mois. Le taux de détection des cap récidivants était de 27 % (IRM-mp), 32 % (fch) et 43 % (psma). Parmi ceux-ci, des métastases ont été identifiée dans 8 % (IRM-mp), 20 % (fch) et 32 % (psma) des cas (p<0,05), alors qu’une récidive locale a été identifiée dans 21 % (IRM-mp), 12 % (fch) et 19 % (psma) des cas. Les résultats de l’imagerie ont modifié la conduite clinique dans 46 % (fch) et 24 % (IRM-mp) des cas. Parmi les hommes négatifs ou avec récidive locale au psma ou à la fch, la réponse à la rr était respectivement de 78 % (7/9) et 72 % (33/46) (p<0,05, local vs métastatique).
Conclusion |
La tep/tdm au psma ou à la fch ont détecté la plupart des patients métastastiques post-pr ce qui s’est traduit en une excellente réponse à la rr malgré un haut risque d’échec prédit par les facteurs cliniques. De plus, ces techniques d’imagerie moléculaire ont eu un impact significatif sur la gestion des patients.
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Vol 28 - N° 13
P. 613 - novembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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