Impact des profils « double-hit » et « double expression » de BCL2 et MYC dans les lymphomes B à grandes cellules primitifs cutanés - 15/01/19
Groupe français d’étude des lymphomes cutanés (GFELC)
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Résumé |
Introduction |
Au sein des lymphomes B diffus à grandes cellules ganglionnaires, la présence d’un « double-hit » (réarrangements de 2 oncogènes MYC et BCL2 et/ou BCL6) ainsi que la double expression de BCL2 et MYC définissent des sous-groupes de patients ayant un pronostic défavorable. La valeur clinique de ces profils n’a pas été étudiée dans les lymphomes B à grandes cellules primitifs cutanés (LBGCC).
Matériel et méthodes |
Il s’agit d’une étude multicentrique, incluant rétrospectivement des cas de LBGCC (>80 % de grandes cellules), diagnostiqués selon les critères de la classification OMS 2017. Nous avons recherché des réarrangements de MYC, BCL2 et BCL6 par hybridation in situ en fluorescence et le statut « double expression » (>50 % et >40 % de cellules tumorales exprimant BCL2 et MYC) par immunohistochimie. Les résultats ont été corrélés avec les données cliniques (récidive, survie) et une analyse statistique à la recherche de valeur diagnostique et pronostique a été réalisée.
Résultats |
Quarante-quatre LBGCC étaient inclus : 21 lymphomes B cutanés centro-folliculaires à grandes cellules (LBCF-GC) et 23 lymphomes B diffus à grandes cellules, de type jambe (LBTJ). Deux cas (5 %) présentaient un réarrangement de MYC : 1 LBTJ (Annexe A) et 1 LBCF-GC. Un réarrangement de BCL6 était observé dans 5 cas (12 %) : 4 cas de LBTJ et 1 cas de LBCF-GC (Annexe AB). Aucun réarrangement de BCL2 n’a été observé. Seul un cas (2 %), correspondant à un LBCF-GC, avait un statut double-hit (réarrangement de MYC et BCL6), sans lien apparent avec le pronostic (rémission complète après 29 mois de suivi). Comme attendu, les LBTJ avaient une survie globale et spécifique inférieure aux LBCF-GC (respectivement p=0,001 et p=0,021). Trente et un cas (70 %) exprimaient BCL2 et 29 (66 %) exprimaient MYC. Un profil double expression était présent dans 25 cas (57 %) : 6 cas de LBCF-GC et 19 cas de LBTJ. Le profil double expression était plus souvent associé au sous-type histologique LBTJ (p=0,006) et associé à un mauvais pronostic (survie globale inférieure, p=0,002). De plus, au sein du groupe des LBTJ, la présence d’un profil double expression impactait négativement la survie (p=0,001) (Annexe A).
Discussion |
Certains cas de LBGCC restent difficiles à classer selon les critères morphologiques et phénotypiques habituellement utilisés. Le profil double expression de MYC et BCL2 est associé à une survie inférieure et pourrait représenter un critère diagnostique aidant à différencier les LBCF-GC des LBTJ, deux entités au pronostic et à la prise en charge thérapeutique différents.
Conclusion |
Contrairement au lymphome B diffus à grandes cellules ganglionnaires, la recherche du statut double-hit ne semble pas pertinente dans les LBGCC. Le profil double expression peut apporter une aide diagnostique parmi les LBGCC et permet d’identifier un sous-groupe de patients ayant une survie inférieure au sein des LBTJ.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cytogénétique, Lymphome B cutané, Lymphome B cutané de type jambe, Lymphome centrofolliculaire
Plan
| ☆ | Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder.2018.09.036. |
Vol 145 - N° 12S
P. S65-S66 - décembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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