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Vitamine D et maladies vasculaires - 10/03/19

Doi : 10.1016/j.jdmv.2018.12.084 
J. Blacher
 Unité hypertension artérielle, prévention et thérapeutique cardiovasculaires, Centre de diagnostic et de thérapeutique, Hôtel-Dieu ; Université Paris–Descartes ; AP–HP, Paris, France 

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Résumé

Plusieurs études d’observation ont montré que les populations vivant dans des régions à plus fort ensoleillement avaient un risque réduit de cancer et de maladie cardiovasculaire. L’exposition au soleil est nécessaire pour la synthèse cutanée de la vitamine D.

Parallèlement, d’autres études d’observation, ayant dosé les taux de 25OH D3 dans le plasma, ont retrouvé une relation entre de faibles taux de vitamine D et un risque augmenté à la fois de cancer et de maladie cardiovasculaire.

Avant d’envisager une quelconque relation de causalité, il importe bien entendu d’éliminer tous les facteurs confondants potentiels notamment l’activité physique qui est associée à la fois à l’exposition au soleil mais aussi aux risques de cancer et de maladie cardiovasculaire, l’obésité qui réduit la biodisponibilité de la 25OH D3, le statut nutritionnel ou encore d’autres facteurs connus ou inconnus.

Bien entendu, si causalité il devait y avoir, il pourrait être envisagé une réversibilité ; c’est dire qu’une supplémentation en vitamine D pourrait réduire le risque de maladie cardiovasculaire et le risque de cancer.

Jusqu’à présent, peu d’essais randomisés en double aveugle versus placebo de puissance adaptée ont été publiés dans la littérature. L’étude VIDA a été publiée en 2017, l’étude VITAL en 2018.

L’étude VIDA a inclus plus de 5000 sujets suivis pendant 3 ans. La supplémentation en vitamine D (100 000 UI par mois) n’a eu aucun effet, ni sur les maladies cardiovasculaires, ni sur les cancers.

L’étude VITAL a inclus plus de 25 000 patients pour un suivi de plus de 5 ans. Le design de cette étude était lui aussi un design d’essai thérapeutique randomisé contrôlé versus placebo. Les patients du groupe traitement actif ont reçu tous les jours 2000 UI de vitamine D. Ce traitement n’a eu aucun effet sur la survenue de cancer ou sur la survenue d’événement cardiovasculaire.

La puissance de cette étude, avec notamment la survenue de 805 évènements cardiovasculaires majeurs, élimine avec une bonne probabilité un effet bénéfique cardiovasculaire substantiel d’une telle supplémentation.

Finalement, malgré la plausibilité biologique, malgré les nombreuses études d’observation convaincantes, la causalité de la relation entre les faibles taux de vitamine D et l’augmentation du risque cardiovasculaire n’est toujours pas confirmée. Il n’y a, en 2019, aucun argument fort motivant une telle supplémentation ni pour un bénéfice cardiovasculaire ni pour un bénéfice en termes de cancer.

L’hypothèse était-elle trop belle pour être vraie ?

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Mots clés : Vitamine D, Risque cardiovasculaire


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Vol 44 - N° 2

P. 128-129 - mars 2019 Retour au numéro
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