Colloque cellules souches : conclusion - 23/03/08
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Abstract |
The stem cell data presented and discussed during the symposium raise the hope that important medical progress can be made in several fields: neuro-degenerative diseases, those linked to cellular deficit, some aspects of aging linked to cellular degeneration, and the treatment of cancers that may harm normal tissues at risk of being infiltrated by malignant cells. Three main types of stem cells are available. (i) Those present in normal adult tissue: contrary to what was believed, some data suggest that certain adult stem cells have a great plasticity (they can differentiate into cells different from those in tissues from which they were taken) and can proliferate in vitro without losing their properties. Nevertheless, their use faces several obstacles: in ill or elderly subjects, then these cells can be limited in number or not multiply well in vitro. In this case, auto-grafting of the cells cannot be used. They must be sought in another subject, and allo-grafting causes difficult and sometimes insoluble problems of immunological tolerance. (ii) Embryonic stem cells from surplus human embryos, obtained by in vitro fertilisation, which the parents decide not to use: these cells have a great potential for proliferation and differentiation, but can also encounter problems of immunological intolerance. (iii) Cells obtained from cell nuclear transfer in oocytes: these cells are well tolerated, since they are genetically and immunologically identical to those of the host. All types of stem cells can be obtained with them. However, they do present problems. For obtaining them, female oocytes are needed, which could lead to their commercialisation. Moreover, the first steps for obtaining these cells are identical to those used in reproductive cloning. It therefore appears that each type of cell raises difficult scientific and practical problems. More research is needed to overcome these obstacles and to determine which type of stem cell constitutes the best solution for each type of disease and each patient. There are three main ethical problems: (a) to avoid the commercialisation of stem cells and oocytes (this can be managed through strict regulations and the supervision of authorised laboratories); (b) to avoid that human embryos be considered as a mere means to an end (they should only be used after obtaining the informed consent of the parents; the conditions of their use must be well defined and research programs must be authorised); (c) to avoid that research on stem cell therapy using cell nuclear replacement opens the way to reproductive cloning (not only should reproductive cloning be firmly forbidden but authorisation for cell nuclear transfer should be limited to a small number of laboratories). Overall, it appears that solutions can be found for administrative and ethical problems. Harmonisation of international regulations would be desirable in this respect, in allowing at the same time each country to be responsible for its regulations. A last ethical rule should be implemented, not to give patients and their families false hopes. The scientific and medical problems are many, and the solutions will be long and difficult to find. Regenerative medicine opens important avenues for research, but medical progress will be slow.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Les donnés présentées et discutées au cours du colloque font espérer, grâce aux cellules souches, des avancées médicales importantes dans plusieurs domaines : les maladies neuro-dégénératives, celles liées à un déficit cellulaire, certains aspects de la sénescence causés par un appauvrissement cellulaire, le traitement des cancers, quand ceux-ci lèsent les tissus sains dans lesquels se sont développées les cellules malignes. Trois principaux types de cellules souches sont disponibles. (i) Celles présentes dans le tissu sain adulte : contrairement à ce que l'on croyait, certaines d'entre elles possèdent une grande plasticité (elles peuvent se différencier en d'autres cellules que celles des tissus dans lesquels elles sont présentes) et peuvent proliférer in vitro sans perdre leurs propriétés. Néanmoins, leur utilisation se heurte à plusieurs obstacles : chez les sujets malades ou âgés, elles peuvent être très peu nombreuses ou mal se multiplier in vitro. Dans ce cas, on ne trouve pas chez le receveur les cellules dont il a besoin. On doit donc les chercher chez un autre sujet, ce qui pose des problèmes difficiles et parfois insolubles de tolérance immunologique. (ii) Cellules embryonnaires provenant d'embryons surnuméraires fécondés in vitro quand le couple parental a renoncé à les utiliser : ces cellules on un grand potentiel de prolifération et de différenciation, mais peuvent également se heurter à des intolérances immunologiques. (iii) Cellules obtenues par transfert nucléaire intra-ovocytaire : celles-ci sont bien tolérées, puisqu'elles sont génétiquement et immunologiquement identiques à celles du receveur. On peut obtenir avec elles tous les types de cellules souches. En regard, elles posent deux problèmes. On en a besoin pour obtenir des ovocytes féminins, ce qui pourrait entraîner un commerce de ces cellules. Par ailleurs, les premières étapes pour l'obtention de ces cellules sont identiques à celle utilisée par le clonage reproductif. Il apparaît donc que chaque type de cellule pose des problèmes scientifiques et pratiques difficiles. Il est nécessaire d'approfondir l'expérimentation afin de circonscrire des obstacles et de rechercher quel type de cellule souche constituera la meilleure solution pour chaque type de maladie et de malade. Sur le plan éthique, trois problèmes se posent : (a) éviter la commercialisation des cellules souches et des ovocytes (on peut y parvenir par des règles strictes, et la limitation et la surveillance de laboratoires autorisés) ; (b) éviter que les embryons humains ne soient considérés que comme des moyens (il faut soumettre leur utilisation à l'accord du couple parental, définir les conditions d'utilisation et les programmes de recherche autorisés) ; (c) éviter que la recherche sur le transfert nucléaire n'ouvre la voie au clonage reproductif (il faut non seulement interdire celui-ci, mais n'autoriser la fabrication de ces cellules embryonnaires que dans un petit nombre de laboratoires agréés). Au total, il apparaît que des solutions peuvent être trouvées aux problèmes administratifs et éthiques. Une harmonisation des règles internationales serait à cet égard souhaitable, tout en laissant à chaque État la responsabilité de son dispositif. Une dernière règle éthique s'impose : ne pas donner aux malades et à des familles des espoirs prématurés. Les problèmes scientifiques et médicaux sont nombreux, les solutions longues et difficiles à trouver. La médecine régénératrice ouvre d'immenses champs de recherche, mais les progrès médicaux seront lents.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : stem cells, ethics
Mots-clé : cellules souches, éthique
Plan
Vol 325 - N° 10
P. 1065-1071 - octobre 2002 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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