Évaluation de l’utilisation d’antipsychotiques injectables à action prolongée (APAP) versus antipsychotiques per os en vie réelle dans le traitement de la schizophrénie - 12/05/19
, A. Amsallem b, E. Tissot b, c, C. Morgny a, P. Vandel dRésumé |
Objectifs |
L’objectif général de l’étude est de comparer le parcours de soins de cohortes de patients atteints de schizophrénie et traités, soit par APAP, soit par antipsychotique oral. Le critère de jugement principal retenu est la durée de séjours hospitaliers (également désignée comme le nombre de journées d’hospitalisation complète).
Méthode |
Cette étude est réalisée à partir des données du Système national des données de santé (SNDS), chez des patients domiciliés en Bourgogne-Franche-Comté. Un algorithme a permis de sélectionner les personnes âgées de 18 à 64 ans répondant à différents critères. Tout d’abord, les personnes qui avaient l’une ou l’autre des caractéristiques suivantes ont été sélectionnées :
– au moins un séjour hospitalier en MCO ou psychiatrie sur la période 2011-2014, avec un diagnostic principal, relié ou associé, de schizophrénie (codes CIM-10 F20, F21, F22 ou F25) ;
– une ALD pour schizophrénie (codes CIM-10 F20, F21, F22 ou F25) en cours, sur la période 2013–2014.
Dans un second temps, parmi les personnes répondant à l’un des deux critères ci-dessus, un nouveau critère a été appliqué :
– au moins un remboursement de médicaments avec codes ATC N05AX08 (rispéridone) et/ou N05AX13 (palipéridone) sur la période 2013–2014 avec suivi d’au moins 12 mois après le premier remboursement.
Les patients traités par APAP (RisperdalConsta® ou Xeplion®) sont ceux ayant bénéficié de remboursements relatifs à des dispensations d’APAP pour au moins trois mois (84jours) de traitement. Les patients traités par antipsychotique oral (Rispéridone par voie orale) sont ceux ayant bénéficié de remboursements relatifs à des dispensations de Rispéridone par voie orale pour au moins trois mois (84jours) de traitement, sans être déjà inclus dans la cohorte de patients traités par APAP (un patient pouvant bénéficier de remboursements pour des dispensations de Rispéridone par voie orale et pour des dispensations d’APAP durant la période d’inclusion). Afin de prendre en compte les caractéristiques non équilibrées entre les cohortes étudiées, un appariement sur scores de propension est réalisé.
Résultats |
Les résultats en termes de caractéristiques d’âge et de sexe montrent des profils de patients différenciés selon le type de traitement suivi. Les patients traités par APAP sont plutôt des hommes jeunes tandis que la répartition hommes/femmes est plus équilibrée, avec une moyenne d’âge plus élevée chez ceux traités par antipsychotique oral. Sur les cohortes appariées, l’observance est meilleure chez les patients traités par APAP. En termes de nombre ou de durée de séjours hospitaliers, les écarts entre les cohortes ne diffèrent pas significativement.
Conclusion |
L’étude ne montre de différence significative sur le critère de jugement principal, à savoir la durée de séjours hospitaliers. Néanmoins, aux vues des profils de patients identifiés dans cette étude, d’autres analyses pourraient être conduites. Une approche à partir des professionnels de santé prescripteurs serait à explorer via le SNDS. L’autorisation de mise sur le marché des traitements étudiés est assez récente. Une actualisation dans un délai de trois à quatre ans pourrait conduire à des analyses plus robustes, en considérant par exemple un suivi sur cinq ans.
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Vol 67 - N° S4
P. S182 - juin 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
