La classification de Tokyo 2018 pour la sévérité des cholécystites aiguës lithiasique a-t-elle résolu tous les problèmes ? Étude prospective critique à propos de 556 cas - 16/05/19
, S. Zribi, S. Sassi, H. Slema, F. Chebbi, M.M. Mighri, H. TouinsiRésumé |
Objectifs |
Un des problèmes de la classification de Tokyo 2018 pour la sévérité des cholécystites aiguës lithiasiques (CAL) est que la distinction entre : bénigne et modérée se base entre autre sur des critères peropératoires.
L’objectif de ce travail est de déterminer des critères uniquement préopératoires corrélés à la sévérité de la CAL, et de relever ainsi les insuffisances de la classification de Tokyo.
Méthodes |
Étude prospective incluant 556 CAL opérés par voie laparoscopique. Les patients ont été divisés en deux groupes selon les données opératoires : cholécystites avancées (139 patients) (CAL gangrainées, abcès périvésiculaires, péritonites localisées/généralisées), et cholécystites nonavancées (417 patients).
Résultats |
Les facteurs prédictifs de CAL avancée en étude multivariée étaient : genre (OR=0,4), diabète (OR=7,8), score ASA 3–4 (OR=5,43), fièvre (OR=2,6), CRP (OR=1,01).
Les patients ayant des CAL avancées présentaient des taux de conversions plus élevés et une morbidité postopératoire globale plus importante.
Conclusions |
Le score ASA 3–4 était fortement corrélé au caractère avancé de la CAL, ce qui pose un majeur problème vu que les recommandations de Tokyo préconisent la réalisation de cholécystostomie percutanée chez ces patients à haut risque anesthésique ; la cholécystostomie est contre indiquée dans la majorité des CAL avancées (gangrainées et/ou perforées).
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Vol 156 - N° S1
P. e15 - mai 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
