Les aortites : à propos de dix observations - 17/05/19
, I. Rachdi 2, H. Zoubeidi 2, F. Daoud 2, Z. Aydi 2, B. Ben Dhaou 3, F. Boussema 2Résumé |
Introduction |
L’aortite est une inflammation de la paroi aortique aboutissant à une désorganisation des tuniques artérielles avec épaississement pariétal.
L’objectif de notre travail était de décrire les caractéristiques cliniques, radiologiques, le profil étiologique ainsi que l’attitude thérapeutique face aux aortites.
Patients et méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur dix patients hospitalisés dans un service de médecine interne sur une période de quatre ans (2014–2018) et chez lesquels le diagnostic d’aortite était retenu sur les données de l’angio-scanner.
Résultats |
Il s’agissait de neuf femmes et un homme d’âge moyen de 39.9 ans. Le motif d’hospitalisation était une altération de l’état général dans tous les cas, associée à des céphalées hémi-crâniennes (n=2), des claudications des membres (n=8), et des douleurs abdominales récurrentes (n=2). L’aortite était objectivée par un angio-scanner thoraco-abdominal dans tous les cas. Elle intéressait l’aorte thoracique dans huit cas et l’aorte abdominale dans cinq cas. L’aortite s’étendait aux artères iliaques dans deux cas. Elle intéressait les troncs supra-aortiques (n=5), les artères mésentériques (n=3), le tronc cœliaque (n=2), les artères rénales (n=2) et les artères fémorales (n=1). L’enquête étiologique a révélé une maladie de takayasu (n=6), une tuberculose multifocale (n=4), une artérite giganto-cellulaire (n=2), une polyarthrite rhumatoïde (n=1). Les patients étaient traités par les antituberculeux (n=4), corticothérapie (n=6) associée au méthotrexate (n=4). Une angioplastie par ballonnet était proposée chez une patiente présentant une sténose serrée proximale de l’artère rénale. Un traitement chirurgical était proposé chez trois patients. Il s’agissait d’une cure d’un anévrisme de l’aorte abdominale (n=1), un pontage artérielle ilio-fémorale (n=1) et de l’artère rénale (n=1).
Conclusion |
Dans notre série, les étiologies des aortites étaient dominées par la maladie de Takayasu et la tuberculose. L’imagerie par angio-TDM ou IRM permet d’établir le diagnostic positif, d’évaluer l’étendue des lésions et identifier les complications.
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Vol 40 - N° S1
P. A184 - juin 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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