Implantation d’un second sphincter urinaire artificiel : complications et résultats fonctionnels - 31/10/19
Résumé |
Objectifs |
Le sphincter urinaire artificiel (SUA) est la référence dans le traitement de l’incontinence urinaire (IU) masculine sévère. Malgré son efficacité, le taux de révision ou d’explantation du dispositif peut atteindre 30 % à 10 ans. Notre objectif était d’étudier les résultats fonctionnels et les complications d’un second SUA (SUA2) après ablation d’un premier SUA (SUA1).
Méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique sur 7 ans. Étaient inclus tous les patients homme ayant bénéficié d’une seconde implantation de SUA de 2010 à 2017. Les patients suivis pour vessie neurologique étaient exclus. Le critère de jugement principal était la continence, définie comme le port de 0 à 1 protection par jour au maximum, évaluée après SUA1 puis après SUA2. La survie était également relevés. Les analyses statistiques ont été réalisées à l’aide du logiciel graph pad.
Résultats |
Parmi 429 patients implantés d’un SUA, 51 ont été inclus. Dans 80 % des cas l’étiologie de l’IU était une prostatectomie radicale. Trente-sept pour cent avaient également subit une radiothérapie complémentaire. Le motif de deuxième sphincter était dans 41 % des cas une érosion (5 % de l’ensemble de la cohorte étudiée), 59 % des cas une dysfonction du dispositif (7 % de l’ensemble de la cohorte étudiée). Les antécédents de radiothérapie étaient significativement plus fréquents dans le groupe érosion (p=0,02). Il existait une différence significative de continence après SUA1 et SUA2, respectivement 37 patients continents après SUA1 (72 %) et 24 après SUA2 (47 %) (p=0,01). La survie moyenne du SUA1 était de 4,5 ans (respectivement 5,5 et 3,0 dans les sous-groupe dysfonction et érosion) versus 2,3 pour le SUA2 (respectivement 2,6 et 1,8).
Conclusion |
Une seconde implantation de SUA semble donner de moins bons résultats fonctionnels par rapport à une primo implantation. Il serait intéressant de pouvoir disposer de cohortes de suivi des patients pour pouvoir donner aux patients des informations plus précises sur la durée de vie du dispositif et ses Résultats à long terme en vie réelle.
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Vol 29 - N° 13
P. 704 - novembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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