Évolution de la prise en charge des énucléations laser holmium (HoLEP) en ambulatoire : impact du volume opératoire et de la courbe d’apprentissage - 31/10/19
Résumé |
Objectifs |
Évaluer l’évolution dans le temps du taux d’échec d’hospitalisation ambulatoire après une énucléation LASER de la prostate (HOLEP). L’échec était défini par une hospitalisation nécessaire le soir de l’intervention ou une ré-hospitalisation dans les 48h.
Méthodes |
Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des HOLEP réalisées en ambulatoire par un même chirurgien dans notre établissement hospitalier universitaire entre janvier 2013 et février 2019. Dans notre cohorte, nous avons défini trois groupes suivant un ordre chronologique. Une sonde vésicale était systématiquement mise en place et retirée à j1 en l’absence de complication. L’ensemble des patients étaient appelés à j1 pour s’assurer de la bonne reprise mictionnelle. Nous avons colligé les données démographiques, la symptomatologie urinaire (IPSS, complications de l’HBP), le volume prostatique, le PSA, le poids d’énucléation et les complications postopératoires. Les tests d’Anova et du Chi2 étaient utilisés pour les analyses statistiques.
Résultats |
Au total, 266 patients ont été répartis dans 3 groupes par ordre chronologique d’intervention. Le groupe 1 (n=88) entre janvier 2013 et juillet 2015, le groupe 2 (n=89) jusqu’en juin 2017 et le groupe 3 (n=89) jusqu’en février 2019. Les trois groupes étaient comparables en termes d’IMC, score ASA, PSA préopératoire, débitmétrie (Qmax, RPM) et volume prostatique (Tableau 1). Le taux d’échec d’ambulatoire diminuait significativement avec le temps, il était respectivement de 30 %, 16 % puis 13 % dans les groupes 1, 2 et 3 (p=0,014) malgré plus de patients sous antiagrégant plaquettaire. La durée opératoire baissait dans le temps avec une durée moyenne de 77minutes pour le groupe 1 et respectivement de 60,4 et 55,4 pour les groupes 2 et 3 (p<0,001). Il en était de même pour l’énergie délivrée en peropératoire (p=0,041) (Fig. 1).
Conclusion |
Dans notre étude, le taux d’échec d’ambulatoire a été divisé par 2 sur la période étudiée. C’est probablement la courbe d’apprentissage et la diminution de la durée opératoire qui ont conditionné cette évolution. Néanmoins, nous n’avons pas pu évaluer l’impact de l’organisation infirmière et structurelle périopératoire qui ont du également impacter les résultats.
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Vol 29 - N° 13
P. 712 - novembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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