La coxite des spondyloarthrites - 22/11/19
Résumé |
Introduction |
La spondyloarthrite (SpA) est une maladie rhumatismale chronique touchant les enthèses, le squelette axial et les articulations périphériques. L’atteinte de l’articulation coxo-fémorale constitue un marqueur de sévérité de la maladie car elle engage le pronostic fonctionnel.
Le but de ce travail était d’évaluer la sévérité de la SpA associée à une coxite.
Patients et méthodes |
Étude rétrospective transversale colligeant les dossiers de patients atteints de SpA répondant aux critères de l’Assessment of SpondyloArthritis international Society (ASAS). Les données cliniques, biologiques et radiologiques ont été recueillies. L’activité de SpA a été évaluée par le Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index (BASDAI) et l’Ankylosing Spondylitis Disease Activity Score (ASDAS). Le retentissement fonctionnel a été évalué par le Bath Ankylosing Spondylitis Functionnal Index (BASFI). L’évaluation du retentissement fonctionnel de la hanche a été faite par l’indice Algo Fonctionnel de Lesquene (IAF). La corrélation a été évaluée par le test paramétrique de Pearson. Le seuil de significativité a été fixé pour une valeur de p<0,05.
Résultats |
Il s’agissait de 116 patients : 73 hommes et 43 femmes. L’âge moyen était 42,88 ans±12,51 [19–79 ans]. Une coxite était notée dans 29 % des cas. Elle était inaugurale dans 22 % des cas et bilatérale chez 14 patients. L’âge moyen au diagnostic de la SpA était 36,43 ans±11,98. Les types radiologiques de la coxite étaient : pseudo-arthrosique (13 cas), débutante (10 cas), pseudo-rhumatoïde (3 cas) et synostosante (2 cas). La vitesse de sédimentation (VS) moyenne était à 47mm chez les patients ayant une coxite alors qu’elle était à 33mm chez les autres patients (p=0,001). Par contre, il n’y avait pas de différence pour la protéine C réactive (CRP) chez les deux populations (p=0,91). Les scores d’activité de la maladie étaient significativement plus élevés chez les patients atteints de coxite avec un BASDAI moyen à 6,5±1,3 versus 5,1±1,6 (p=0,002). Les scores ASDASVS et l’ASDAS CRP étaient respectivement à 3,4±1,5 versus 3,5±1,1 et 3,1±1,7 versus 2,7±1,9 (p=0,003). Le BASFI était plus élevé chez les patients ayant développé une coxite (5,1±2,4 versus 4,6±1,1) (p=0,001). L’IAF moyen était à 10,5±3,2 chez les patients avec coxite alors qu’il était à 8,3±2 chez les autres patients (p=0,003).
Conclusion |
La coxite est un marqueur de sévérité et de retentissement fonctionnel de la SpA. Sa recherche doit être systématique dès le diagnostic car elle peut inaugurer la maladie.
Notre étude a montré que la présence d’une coxite était associée à une maladie plus active et handicapante.
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Vol 40 - N° S2
P. A111 - décembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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