Maladie post-phlébitique, une complication à prédire - 22/11/19
, F. Said 2, I. Naceur 3, M. Khanfir 2, H. Houman 4Résumé |
Introduction |
La maladie post-phlébitique est la complication à redouter dans les suites d’une thrombose veineuse profonde parce qu’elle met en jeu le pronostic esthétique et parfois même fonctionnel. Multiples facteurs sont impliqués dans cette évolution défavorable. Nous nous sommes intéressés à étudier cette complication à travers une série de malades ayant développé cette complication.
Patients et méthodes |
Étude rétrospective descriptive où nous avons colligé 1045 observations de patients présentant une maladie veineuse thromboembolique dans un service de médecine interne.
Résultats |
Un syndrome post-phlébitique (SPP) était survenu chez 147 patients soit chez 14,1 % de l’ensemble des malades avec un âge moyen de 53,29 ans±17,36 et 23,8 % étaient âgés de plus de 65 ans. Nous avons noté une prédominance masculine (61,2 %) sans différence significative selon le sexe. Les antécédents familiaux et personnels de maladies veineuses thromboemboliques étaient notés respectivement chez 2,7 % et 15,6 % des patients.
Le délai moyen du diagnostic étiologique était de 5,2 mois. L’hyperhomocystéinémie était notée chez 41,4 % des patients. Le déficit en antithrombine, en protéine C et la résistance à la protéine S étaient notés chacun chez 1,4 % des patients et le déficit en protéine S chez 2,7 % sans association significative. Une maladie de Behçet était notée chez 21,8 %, les vascularites tous types confondus dans 22,6 % et une thrombopénie chez 8,2 % des cas. Le SPP était significativement plus fréquent parmi ces patients. Le contexte de post-partum, de grossesse, de chirurgie, de pose de plâtre et de voyage au long cours étaient notées chez 14,3 %, 7 %, 31,2 % et 18,4 %et de 0,7 %. Une connectivite était noté chez 2,8 % des patients et les néoplasies chez 5,4 % des patients.
Pour les facteurs favorisants des thromboses, 41,5 % des malades étaient tabagiques, 26,5 % présentaient une obésité, 23,1 % avaient des varices et 6,1 % avaient une insuffisance veineuse. Une embolie pulmonaire a été noté chez 6,8 % des malades et une récidive a été noté chez 26,5 % des patients et ceci de façon significative (p=0,35 et p=0). La durée moyenne d’hospitalisation était de 11,7jours, du suivi de 23,2 mois et du traitement par AVK était de 14,4 mois.
Conclusion |
Le SPP était plus fréquemment retrouvé dans notre série chez les patients ayants une maladie de Behçet, une vascularite, une thrombopénie et ayant eu une embolie pulmonaire, ce qui reste à prouver par des séries de plus grand effectif et prospective.
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Vol 40 - N° S2
P. A138-A139 - décembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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