An alternative scenario for the first human dispersal out of Africa - 08/12/19
Un scénario alternatif pour la première dispersion humaine hors d’Afrique
, David Lordkipanidze b| pages | 6 |
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Abstract |
Recent paleoanthropological evidence from the early Pleistocene site of Dmanisi in Georgia has revealed that the first hominins out of Africa were more archaic than the coeval African Homo erectus. Therefore, anatomical or cultural innovations associated with the later species cannot be invoked as a cause for the first out of Africa. More evidence suggests that these archaic hominins were forest dwellers rather than savannah inhabitants. This is in agreement with their trophic role as passive scavengers. In contrast with open-dry savannah, passive scavenging is much easier and safer in forest, were carcasses can remain untouched for up two days. Moreover, forest-adapted sabertooths could have supply hominids with more carrion than modern savannah felids. Between 1.8 and 1.6 Ma a climate crisis caused a new spread of savannah and arid zones across large parts of Africa. As a consequence, early Homo populations splitted, with some populations becoming adapted to the new ecological conditions and others following woodland areas in their regression. For these last populations Southern Caucasus could have acted as a refugium area, with dominant forest conditions, still inhabited by sabertooths and with easy access to carcasses.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Des recherches récentes sur le site de Dmanisi (Géorgie), datant du Pléistocène inférieur, ont montré que les premiers homininés hors d’Afrique étaient plus archaïques que les populations africaines d’Homo erectus du même âge. De ce fait, nous ne pouvons considérer que leurs innovations culturelles et/ou anatomiques soient a l’origine de cette migration en Eurasie. Certains auteurs considèrent que les homininés présents à Dmanisi étaient encore adaptés à une vie dans un environnement de forêt plutôt qu’à un paysage de savane ouverte. Cette dernière hypothèse impliquerait que leur mode d’alimentation était de charronnage passif et no de chasse active. À la différence de la survie dans la savane ouverte, le charronnage passif est beaucoup plus assuré dans la forêt, où les carcasses peuvent rester abandonnées beaucoup plus longtemps. Par ailleurs, les félidés macairodontines (à dents de sabre), mieux adaptées aussi à la forêt, peuvent avoir fournie une plus abondante viande que les félins à canines coniques. Entre 1,8 et 1,6 Ma, une crise climatique a provoqué l’expansion de la savane et d’aridité en Afrique. Comme conséquence, les populations d’Homo archaïque auraient été divisées : d’un part, certains d’entre eux se seraient adaptés aux nouvelles conditions, tandis que d’autres auraient continué à survivre dans les forêts, malgré leur rétraction. Pour ces dernières populations, le sud de la Caucase, avec des conditions forestières encore dominantes et avec le complément de viande proportionné par les félidés macairodontines, aurait été un refuge parfait.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Out of Africa, Dmanisi, Early Homo, Sabertooth cats, Early Pleistocene, Paleoclimatology
Mots clés : Out of Africa, Dmanisi, Homo archaïque, Félidés macairodontines, Pléistocène inférieur, Paléoclimatologie
Plan
Vol 123 - N° 4-5
P. 682-687 - novembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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