Incidence et facteurs de risques des accidents de trajets parmi la population non médicale et les sages-femmes du deuxième centre hospitalier français, de 2012 à 2016 - 14/03/20
Non-medical staff and midwives commuting accidents in a French Hospital – 2012–2016
, E. Fort b, M. Hours b, B. Charbotel b, dRésumé |
Objectifs |
Le risque routier est la première cause d’accidents mortels du travail. Ces accidents liés à des véhicules diminuent moins que les autres accidents du travail et présentent une gravité particulière.
L’exposition des salariés à ce risque s’accroît en raison de l’augmentation des distances parcourues pour se rendre au travail. Dans le secteur hospitalier, les changements de l’organisation (postes de 12h) peuvent induire une plus grande fatigue et pourraient représenter un facteur de risque des accidents de trajet.
Cette étude vise, d’une part, à décrire l’incidence des accidents de trajet pour l’ensemble de la population non médicale et des sages-femmes et par catégories professionnelles, à suivre son évolution sur 5 années, et d’autre part, à rechercher les facteurs de risque chez les soignants, dans le cadre de leur emploi (rythmes de travail).
Méthodes |
Une étude cas-témoins a été réalisée à partir des données sur les accidents de trajet extraites du logiciel de santé au travail ; les témoins ont été tirés au sort à partir du fichier du personnel (appariement sur sexe et âge). Une analyse en régression logistique conditionnelle a permis d’identifier les facteurs de risque d’accidents de trajet.
Résultats |
Si 78 % des accidents concernent un usager de voiture, 16 % surviennent avec un deux-roues, et 4 % en tant que piéton. Le taux d’incidence moyenne est de 443 accidents pour 100 000 salariés, sans différence selon le sexe. Il varie selon le grade, allant de 234 accidents pour les infirmières anesthésistes, de bloc et les sages-femmes à 628 accidents pour les agents de service. L’étude cas témoins (358 cas et 1280 témoins) a montré un risque accru en lien avec les km parcourus. Après ajustement sur ce facteur, le risque est plus élevé pour les agents de service par rapport aux administratifs OR (IC95 %) : 1,9 (1,11–3,25). Les accidents surviennent plus fréquemment au retour de jour de repos. Les horaires de nuit ne sont pas associés à un sur-risque d’accident.
Discussion/Conclusions |
Pour la période 2012–2016, le registre du Rhône des accidents de la route retrouve une incidence annuelle moyenne des victimes d’un accident de trajet toutes gravités de 127 pour 100 000, soit 3 fois moins que l’incidence moyenne dans notre population. Les différents rythmes de travail ne semblent pas associés à un risque d’accident de trajet. La distance et l’inactivité la veille sont des facteurs de risque, tout comme l’appartenance à certaines catégories de personnels.
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Vol 81 - N° 1
P. 77 - février 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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