Évolution de la qualité de vie des patients atteints d’obésité de grade 3, après 36 mois de suivi, dans un groupe chirurgical bariatrique et un groupe non chirurgical - 11/05/20
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Résumé |
Introduction et but de l’étude |
L’obésité est un problème de santé publique. Au-delà des conséquences somatiques, l’excès de poids affecte la qualité de vie. Celle-ci est nettement améliorée les 6 premiers mois, alors que pour un suivi supérieur à 24 mois d’autres études donnent une diminution progressive des scores de qualité de vie. Pour ce travail, nous nous sommes appuyés sur une première étude prospective de 6 mois en 2 bras (groupe en attente de chirurgie et groupe médical conventionnel), au sein du programme GEROM 73 (Groupe d’Étude Recherche en Obésité Maladie 73) dans le service d’endocrinologie-nutrition du CHMS (Centre Hospitalier Métropole Savoie). À 6 mois, le score de qualité de vie est amélioré dans les deux groupes. Cette nouvelle étude a pour objectif d’étudier à 36 mois l’impact d’une prise en charge pluriprofessionnelle sur la qualité de vie, au sein d’une unité de soin spécialisée.L’originalité de notre travail repose sur la comparaison de deux groupes de patients, opérés et non opérés, suivis par une équipe pluri-professionnelle, pendant 3 ans.
Matériel et méthodes |
L’échantillon est constitué de 33 sujets ayant bénéficié du parcours GEROM 73. Deux groupes ont été créés, 17 sujets ont bénéficié du parcours non chirurgical et 16 sujets du parcours chirurgical. Tous les sujets ont rempli : le questionnaire de Qualité de Vie, Obésité et Diététique (EQVOD) ; l’échelle d’anxiété et de dépression (HADS) et le questionnaire sur les comportements alimentaires (DEBQ). L’âge, l’IMC et le sexe ont été renseignés.
Résultats et analyse statistique |
Les échantillons de petit effectif ont conduit à réaliser des analyses non paramétriques. Dans le groupe médical l’IMC à M36 reste proche de l’IMC de départ (sauf 3 patients), alors que dans le groupe chirurgical tous les IMC baissent significativement en 3 ans. Il n y a pas de différence significative entre les groupes sur l IMC à l inclusion (test Wilcoxon p=0,053). Les scores EQVOD augmentent à M36 dans le groupe chirurgical significativement et reste proche du score initial pour le groupe médical. il évolue parallèlement à l IMC (p=0,01) dans le groupe chirurgical.
Conclusion |
Notre étude montre un lien entre perte de poids post-chirurgie et amélioration de la qualité de vie à 36 mois du parcours de soin pré-chirurgical. Toutefois, il semble que d’autres paramètres de variation, liés à la complexité et à la chronicité de la maladie interagissent. Il apparaît essentiel de mesurer la QDV des patients obèses, en les intégrant dans des programmes d’accompagnement adapté, qu ils soient ou non opérés. Cet accompagnement se doit être élargi, répété, régulier, multi-professionnel, chez un patient acteur de ses soins, pour augmenter les chances d’amélioration de le perte de poids durable, avec une qualité de vie meilleure. L’ensemble de ce travail et de ces données bibliographiques nous permet de suggérer un questionnaire de suivi qualitatif.
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Vol 34 - N° 1
P. 82-83 - avril 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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