Impact des facteurs de risques cardiovasculaires sur la réponse aux ECT - 29/05/20
Résumé |
Introduction En pratique, la réponse à l’électro-convulsivothérapie (ECT) chez le sujet âgé semble hétérogène. L’hypothèse de la dépression vasculaire et de son implication sur la réponse est envisagé.
Objectif principal L’objectif principal de cette étude était de comparer la réponse aux ECT chez des sujets âgés dépressifs présentant ou non un terrain dit « vasculaire ».
Méthode Un échantillon de 80 patients ayant bénéficié d’une cure d’ECT dans un contexte d’épisode dépressif caractérisé entre mars 2016 et mai 2018 étaient évalués de façon rétrospective. Les sujets âgés étaient définis par un âge supérieur à 55 ans. Le terrain vasculaire était défini par 2 facteurs de risques cardio-vasculaires ou plus. La réponse aux ECT était définie par une diminution du score de plus de 50 % à l’échelle de MADRS (Montgomery – Åsberg Depression Rating Scale). Le score de Framingham (risque d’accident cardio-vasculaire à 10 ans) était calculé pour chaque sujet.
Nous avons comparé les taux de réponse aux ECT chez les sujets âgés avec et sans terrain vasculaire à l’aide d’un test de Chi-2. Une analyse de corrélation (de Pearson) du score de Framingham et du différentiel du score à la MADRS a également été réalisé chez les sujets âgés.
Résultats 80 patients ont été inclus dont 54 dans le groupe « âgé » (moyenne d’âge 60,7+/- 13,6). Les groupes âgés avec et sans terrain vasculaire étaient comparables. Les patients âgés, présentant un terrain vasculaire répondent moins aux ECT (59,1%) que les patients sans terrain vasculaire (86,7 %) (X2 = 5,15, df = 1, p = 0,023). Une corrélation négative est retrouvée entre le score de Framingham et la différence de MADRS avant/après ECT cor = - 0.39 (- 0,61 ;- 0,12)(p = 0,001) En population générale, ces résultats sont également retrouvés.
Conclusion Ces analyses préliminaires confirment notre hypothèse selon laquelle les patients âgés dépressifs présentant un terrain vasculaire répondent moins aux ECT que ceux ne présentant pas de terrain vasculaire, avec également une diminution de la réponse proportionnelle à l’augmentation du risque cardio-vasculaire. Ces résultats nécessitent d’être reproduits dans de plus grandes études. Ils mettent en évidence la nécessité d’une vigilance et d’une prévention du risque vasculaire d’autant plus importante, chez les patients dépressifs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : ECT, Framingham, Cardio-vasculaire, Âgé
Vol 1 - N° S
P. S162-S163 - novembre 2018 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

