Dépression anergique : différence entre phénotypes bipolaire et synucléinopathique ? - 29/05/20
, O. Mainberger 1, 2, C. de Billy 1, 2, A. Obrecht 1, 2, 4, L. Landré 2, S. Weibel 4, 5, F. Blanc 2, 3, G. Bertschy 4, 5, J.R. Foucher 1, 2Résumé |
La dépression anergique est un tableau clinique marqué par un caractère chronique et souvent résistant aux thérapeutiques usuelles. Lors du Chronic Anergic Depression Open Trial notre équipe a pu montrer l’intérêt de proposer un traitement associant un thymorégulateur avec un antidépresseur à valence dopaminergique [1]. Ce tableau a évolué de façon inattendue vers une synucléinopathie pour 16 % des patients inclus alors qu’il était initialement abordé comme survenant dans le cadre d’une pathologie bipolaire. Supposant l’existence d’un mécanisme hypodopaminergique commun à deux phénotypes différents, nous avons exploré la présentation clinique en recherchant rétrospectivement des signes cliniques considérés comme prodromaux de synucléinopathie [2]. Si la plupart de ces symptômes sont présents chez tous les patients dépressifs anergiques, les rapports temps de sommeil/inactivité diffèrent selon le phénotype : les patients synucléinopathes semblent s’endormir significativement plus lors des périodes d’inactivité. Cet élément pourrait être le reflet des fluctuations de vigilance, parfois à minima mais typiques des synucléinopathies [2]. La connaissance des cadres étiologiques revêt un intérêt thérapeutique, les patients non bipolaires ne nécessitant pas de thymorégulation, et pourrait guider des explorations futures à la recherche de biomarqueurs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Dépression anergique, Trouble bipolaire, Synucléinopathie
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Vol 1 - N° S2
P. S109 - décembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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