Essai randomisé contrôlé évaluant l’efficacité d’un serious game pour maintenir la qualité de l’adhésion médicamenteuse dans les suites d’un programme de psychoéducation dans le cadre du trouble bipolaire - 29/05/20
, C. Girod 1, J.L. Consolini 3, R. Belzeaux 3, 7, B. Etain 4, 7, B. Cochet 5, M. Leboyer 5, 7, C. Genty 1, 2, C. Gamon 6, M.C. Picot 6, P. Courtet 1, 2, 7, E. Olié 1, 2, 7Résumé |
Contexte |
Bien que les programmes de psychoéducation soient une intervention de référence dans le trouble bipolaire [1, 2], des outils innovants sont nécessaires pour élargir et consolider leurs effets sur l’observance du traitement. Les serious game, dont le but est de délivrer des messages éducatifs lors d’un jeu, sont une option [3].
Méthodes |
Dans un essai randomisé contrôlé incluant des patients bipolaires euthymiques ayant suivi un programme de psychoéducation, nous avons évalué le pourcentage de patients observants (score à la Medication Adherence Rating Scale, MARS>7) ayant joué à un serious game BIPOLIFE® pendant un mois (n=20) versus traitement habituel (n=21) à 3 mois de la fin de l’intervention. Nous avons aussi évalué les croyances sur les traitements pharmacologiques (selon la Drug Attitude Inventory, DAI), la consommation de soins et l’acceptabilité du jeu BIPOLIFE®.
Résultats |
La variation absolue de la MARS et de la DAI était plus élevée dans le groupe BIPOLIFE® que dans le groupe contrôle immédiatement après l’intervention (p=0,03 et p=0,02, respectivement) mais pas 3 mois plus tard (p=0,22 et p=0,07, respectivement). Le recours aux soins était comparable entre les groupes. L’acceptabilité était bonne.
Conclusion |
L’utilisation de serious game est une piste pour favoriser l’observance chez certains patients.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Serious game, Trouble bipolaire, Psychoéducation, Adhésion médicamenteuse, Intervention psychosociale
Plan
Vol 1 - N° S2
P. S121 - décembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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