Addictions et troubles psychiatriques - 29/05/20
, N. Ballon 2, J.M. Dellile 3, O. Canceil 4, M. Blaise 5, S. Bernardi 6, E. Berne 7, A. Claudepierre 8, C. Icard 9, J.P. Couteron 10, J.P. Julien 11, P. Revue 12, V. Vosgien 13, C. Péquart 14, C. Hans 15Résumé |
Aujourd’hui, en France, les difficultés de repérage et de prise en charge des publics souffrant à la fois de troubles psychiatriques et de problématiques addictives ne permettent pas toujours de les accompagner au mieux du fait notamment de logiques de filières. La prise en compte de ces pathologies est souvent cloisonnée entre le secteur de l’addictologie et celui de la psychiatrie, les professionnels de chaque champ ayant tendance à se concentrer sur la pathologie de leur domaine et à négliger de repérer ou de traiter celle « hors champ », souvent considérée comme secondaire à celle de son domaine d’expertise.
Pourtant, la corrélation entre les deux problématiques est à la fois fréquente et même prégnante notamment au plan pronostic, chacune ayant un effet péjoratif sur le devenir de l’autre. Dans certains cas, ces interactions semblent être d’ordre causale, certains troubles psychiatriques pouvant être la conséquence de conduites addictives et à l’inverse certaines conduites addictives pouvant être la conséquence de troubles psychiatriques par recherche d’auto-médication.
Le projet, porté par la Fédération addiction a été dirigé par le Pr Georges Brousse et piloté par un groupe de professionnels issu de l’addictologie et de la psychiatrie et composé notamment du Pr Nicolas Ballon, du Dr Olivier Canceil et du Dr Jean-Michel Delile. La démarche participative de trois ans (2017–2019) a fait contribuer plus de 200 professionnels qui ont été interrogés via des enquêtes quantitatives et qualitatives.
Le guide « Addictions et troubles psychiatriques » est le fruit de ce travail. Il est constitué de repères, d’exemples d’articulation concrets et de pistes de réflexion dans le but d’améliorer la prise en charge des publics ayant à la fois de troubles psychiatriques et d’addictions.
Par exemple, le développement d’une prise en charge parallèle ou séquentielle doit être nécessairement coordonnée et efficace. L’approche intégrée, si elle est applicable, nécessite de combiner les savoir être et les outils de l’addictologie (réduction des risques, entretien motivationnel, traitements de substitution, traitement du craving, prévention de la rechute…) avec ceux de la psychiatrie (traitements psychotropes, remédiations cognitives, psychothérapies…), sans oublier les aspects communs à ces deux champs : rétablissement, valorisation du pouvoir d’agir dans l’objectif d’améliorer la qualité de vie de la personne, accompagnement psychosocial et de l’entourage.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Pathologie duelle, Prise en charge intégrée, Pair aidance, Rétablissement
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Vol 1 - N° S2
P. S93-S94 - décembre 2019 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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