Prévalence de Ancylostoma ceylanicum dans les infections à ankylostomes : une étude prospective multicentrique entre 2016 et 2018 - 22/08/20
| pages | 2 |
| Iconographies | 0 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé |
Introduction |
Les ankylostomes infectent plus de 500 millions de personnes dans le monde. Les deux espèces le plus souvent impliquées sont N. americanus et A. duodenale. Ces dernières années, A. ceylanicum, une espèce zoonotique infectant les canidés et les félidés, émerge en Asie du Sud Est et en Océanie et semble être la deuxième espèce d’ankylostome le plus souvent identifiée après N. americanus. Après la découverte d’un cas dans notre centre hospitalier universitaire (CHU) nous avons cherché à déterminer la prévalence de A. ceylanicum dans les infections à ankylostomes.
Matériels et méthodes |
Nous avons réalisé une étude prospective multicentrique incluant 9 CHU entre 2016 et 2018. Tout échantillon de selles positif avec des oeufs ou des larves d’ankylostomes était envoyé dans notre centre pour la détermination des espèces. Pour chaque échantillon positif, une fiche de notification était remplie comprenant le stade parasitaire observé (œufs ou larves), les données démographiques, la notion de voyage, ainsi que les données biologiques et cliniques comprenant le traitement administré. L’identification des espèces d’ankylostomes était réalisée en utilisant une PCR spécifique pour la région ITS ribosomale des ankylostomes suivie d’un séquençage bidirectionnel de chaque produit de PCR.
Résultats |
Nous avons collecté 34 échantillons de selles positifs. Les patients étaient jeunes, avec un âge moyen de 20 ans (min 11–max 36), et surtout de sexe masculin (32/34). Nous avons retrouvé une majorité d’infection à N. americanus avec 24 isolats (70,6 %, IC95 % : 55,3–85,9), suivie par A. ceylanicum avec 4 échantillons positifs (11,8 %, IC95 % : 1,0–22,6) et par une infection indifférenciée entre A. duodenale et A. caninum (2,9 %). Parmi ces 34 isolats, un patient a présenté une co-infection avec N. americanus et A. ceylanicum. Nous avons retrouvé 6 échantillons (17,6 %) positifs en examen direct mais négatifs en biologie moléculaire. Parmi les isolats de N. americanus, la majorité (17/24) ont été isolés de patients ayant voyagé en Afrique, suivis de l’Amérique du Sud (3/24) et de l’Asie du Sud (1/24), pour 3 patients l’origine géographique n’était pas renseignée. Concernant A. ceylanicum, deux patients venaient d’Amérique du Sud, un du Moyen-Orient et l’origine géographique n’était pas documentée pour le dernier. La taille moyenne des oeufs était de 66,5μm pour N. americanus et de 64,17μm pour A. ceylanicum. La majorité des patients (61,8 %) avaient des co-infections parasitaires.
Conclusion |
Notre étude semble montrer que les infections à A. ceylanicum sont sous-estimées. Le faible nombre de cas ne permet cependant pas de conclure à une réelle modification de l’épidémiologie. D’autres études chez l’homme semblent nécessaires mais également chez les canidés et félidés du fait de la nature zoonotique de cette infection.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 50 - N° 6S
P. S158-S159 - septembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.
Déjà abonné à cette revue ?
