Les anévrismes du segment A1 de l’artère cérébrale antérieure : revue systématique de la littérature - 14/09/20
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Résumé |
Introduction |
Les anévrismes du segment A1 de l’artère cérébrale antérieure (ACA) constituent environ 1 % de tous les anévrismes intracrâniens. Peu d’études ont analysé ces anévrismes. En effectuant une revue systématique de la littérature, l’objectif de ce travail est de mieux caractériser la conduite thérapeutique, les résultats du traitement et les facteurs pronostiques chez les patients chez qui l’on a diagnostiqué un tel anévrisme.
Méthodes |
Une recherche extensive de la littérature utilisant Pubmed a été effectuée suivant les lignes directrices PRISMA. Nous avons inclus des publications de toutes les langues lorsque les résumés étaient en français ou en anglais.
Résultats |
Cent trente et un articles sont retenus totalisant 688 patients : 58 % sont des femmes et l’âge moyen est de 51 ans. La rupture de l’anévrisme rend compte de la présentation initiale chez 53 % des patients. Les variantes anatomiques associées les plus fréquentes sont la fenestration du segment A1 et une hypoplasie/aplasie du segment A1 controlatéral. On retrouve une proportion importante d’anévrismes dissèquants (6 %) et d’anévrismes fusiformes (8 %) sur une majorité (86 %) d’anévrismes sacciformes. La plupart des anévrismes mesurent 5mm ou moins. Le traitement est rapporté pour 646 anévrismes : chirurgie 374 (58 %), endovasculaire 272. Quelle que soit la modalité de traitement, l’évolution est favorable dans la majorité des cas. Les facteurs de mauvais pronostics sont : une présentation hémorragique, un mauvais grade clinique à l’arrivée, une complication ischémique ainsi qu’un anévrisme disséquant ou fusiforme.
Conclusion |
Les anévrismes du segment A1 demeurent difficiles à caractériser en raison de données manquantes ou non rapportées de façon systématique dans la littérature. Lorsque mentionnées, les échelles des résultats cliniques utilisées sont variables ; les suivis à long terme sont rarement rapportés ; les plus grandes séries rapportent des données groupées. Des études prospectives avec des données standardisées sont nécessaires.
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Vol 66 - N° 4
P. 311-312 - août 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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