Évaluation du processus de l’implémentation du service sanitaire dans une faculté de médecine parisienne - 18/09/20
Résumé |
Introduction |
Le service sanitaire, dispositif mis en place en 2018 par le gouvernement, vise à sensibiliser 47 000 étudiants en santé à la prévention primaire à travers la réalisation d’actions en population principalement dans quatre thématiques (nutrition, activité physique, addiction, sexualité). Notre objectif était d’évaluer localement sa mise en œuvre et les expériences rapportées des différentes parties prenantes.
Méthodes |
Une étude prospective d’évaluation du processus a été réalisée dans une faculté de médecine parisienne. Des données quantitatives et qualitatives ont été collectées auprès des étudiants qui ont mené les actions de prévention, des structures dans lesquelles les actions ont eu lieu et d’un sous-échantillon de bénéficiaires en lycées et universités.
Résultats |
Cent huit actions de prévention ont été menées par 341 élèves dans 23 structures éducatives ou sociales, principalement des lycées (n=12,52 %). Les deux tiers des étudiants ne se sentaient pas suffisamment préparés pour mener des actions de prévention (65,7 %, 224/341) ; cependant la qualité des actions observées était satisfaisante. Les bénéficiaires ont apprécié les actions de prévention (278/280, 99,2 %). Dix-neuf (83 %) structures d’accueil ont donné leur accord pour accueillir à nouveau les étudiants du service sanitaire l’année suivante, dont neuf sous condition de certaines modifications. Les étudiants satisfaits de leur expérience du service sanitaire étaient plus susceptibles de déclarer avoir acquis des compétences et des connaissances en prévention (p<0,01) que les étudiants non satisfaits. Les facteurs liés à la satisfaction des étudiants étaient la réalisation d’actions dans les lycées (versus dans les universités) et auprès d’un effectif « moyen » de bénéficiaires par semaine, aucun effet du genre ou de la thématique de prévention n’a été observé. Pour 248/341 (72,7 %) étudiants, le service sanitaire les a préparé à aborder plus facilement la prévention à l’avenir.
Conclusion |
Le service sanitaire chez les étudiants en médecine constitue un moyen réalisable et acceptable de mener des actions de prévention en population. Un renforcement de la formation et des interactions plus étroites avec les structures hôtes pourraient améliorer les expériences de l’ensemble des parties prenantes.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Étudiants, Éducation, Implémentation, Prévention, Évaluation de processus
Plan
Vol 68 - N° S3
P. S139 - septembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

